Le groupe égyptien Petrojet consolide sa présence en Afrique du Nord avec l’un de ses plus importants contrats à l’étranger, signé pour la deuxième phase du champ pétrolier algérien de Hassi Bir Rekaïz.
La société publique égyptienne Petrojet a annoncé, lundi 20 octobre, avoir remporté un contrat préliminaire de maîtrise d’œuvre d’un montant de 1,087 milliard de dollars pour le développement de la deuxième phase du gisement de Hassi Bir Rekaïz, situé dans le bassin de Berkine, à l’est de l’Algérie. L’information a été publiée dans un communiqué du ministère égyptien du Pétrole et des Ressources minérales, qui a salué « une avancée majeure » pour la société à l’international.
Selon le ministre du Pétrole Karim Badawi, ce contrat figure parmi « les plus importants projets remportés par Petrojet à l’étranger ». Il a souligné que cette opération illustre la volonté du Caire « d’étendre la présence de ses entreprises publiques sur les marchés régionaux et internationaux », notamment dans les domaines de l’énergie, des infrastructures et de la pétrochimie.
Le contrat a été obtenu à l’issue d’un appel d’offres international disputé, auquel ont participé plusieurs grandes entreprises du secteur. Un consortium dirigé par Petrojet, aux côtés de la société italienne Arkad Spa, sera chargé des travaux de construction du complexe de Hassi Bir Rekaïz, projet développé dans le cadre d’un partenariat entre Sonatrach, la compagnie nationale algérienne des hydrocarbures, et son partenaire thaïlandais PTTEP (Petroleum Authority of Thailand Exploration and Production).
Le chantier prévoit la réalisation d’une usine centrale de traitement d’une capacité de 31 500 barils par jour, la mise en place de services connexes et la construction d’un pipeline de 217 kilomètres reliant le site aux infrastructures de transport. L’objectif est de renforcer la production et l’exportation du brut issu du bassin de Berkine, l’un des plus actifs du pays.
Parallèlement, Petrojet collabore déjà avec Sonatrach sur la création d’ateliers industriels conjoints destinés à accroître la valeur ajoutée locale et à exploiter les capacités excédentaires de production de la société égyptienne. Ces projets visent également à générer des recettes en devises étrangères et à consolider la coopération énergétique entre Le Caire et Alger, deux acteurs clés du marché pétrolier africain.
MK/Sf/APA







