La rentrée scolaire 2026-2027 a débuté ce jeudi 1er octobre au Mali, conformément au calendrier arrêté par le ministère de l’Éducation nationale, avec une année scolaire organisée en trois trimestres.
La date du 1er octobre 2026 a été fixée pour l’ouverture des classes au Mali, par une décision du ministère de l’Éducation nationale signée le 14 septembre à Bamako par le secrétaire général du département, Boubacar Dembélé. Le calendrier prévoit trois trimestres, avec une fin des cours fixée au 30 juin 2027 et les grandes vacances du 1er juillet au 30 septembre 2027.
Le premier trimestre s’étend du 1er octobre au 23 décembre 2026, avant une reprise des cours le 4 janvier 2027. Le deuxième trimestre prendra fin le 24 mars, avec une reprise le 5 avril pour le troisième trimestre.
Le calendrier concerne notamment l’enseignement préscolaire et spécial, l’enseignement fondamental, le secondaire général, technique et professionnel, l’enseignement normal ainsi que l’éducation non formelle. Les académies doivent, pour leur part, arrêter les calendriers des évaluations en fonction de leurs spécificités.
Les autorités éducatives ont multiplié les concertations en amont de cette rentrée. Le ministère a notamment échangé avec les syndicats d’enseignants sur les besoins en personnel, les fournitures scolaires, les infrastructures, la situation des écoles fermées ainsi que les conditions d’exercice des enseignants à Ménaka et Kidal.
Le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, a également appelé, le 16 septembre les différents acteurs du secteur à se mobiliser pour assurer l’ouverture effective des établissements et le démarrage réel des cours à la date prévue. Il a insisté sur la présence des élèves et des personnels, le respect du calendrier scolaire et la qualité des enseignements.
Les directeurs d’académie ont, de leur côté, fait état de plusieurs besoins, notamment en matière de construction et de réhabilitation des écoles, de matériel scolaire et de manuels. Le ministère a annoncé des mesures pour répondre à ces insuffisances.
La situation sécuritaire demeure toutefois l’un des principaux défis du système éducatif malien. Les données du Cluster Éducation font état de 2 036 écoles fermées pour des raisons sécuritaires au 30 juin 2025, affectant plus de 610 800 élèves et 12 200 enseignants.
À ces difficultés s’ajoutent les questions liées à la gestion des ressources humaines et au fonctionnement de certains établissements privés. En 2025, le recensement effectué dans le cadre du Système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH) avait fait apparaître plus de 36 000 agents non identifiés, pour une incidence financière annuelle de plus de 48 milliards de francs CFA. Le gouvernement avait alors accordé un délai aux agents concernés pour régulariser leur situation.
SS/te/Sf/APA





