Le Burkina Faso met fin à la tolérance envers les usagers de motos et de tricycles qui ne portent pas de casque, avec l’entrée en application stricte de l’obligation sur l’ensemble du territoire national.
Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, s’est rendu lundi dans plusieurs artères de Bobo-Dioulasso pour constater l’application de la mesure.
Sur le terrain, près de 95% des usagers d’engins à deux et trois roues motorisés portaient un casque, selon le ministre. Il a toutefois relevé des cas de non-respect.
« S’il faut sévir pour protéger vos vies, nous allons le faire. Je vois des gens qui ont le casque accroché à la moto au lieu de le porter. C’est très grave. C’est une défiance totale », a déclaré Mahamadou Sana, cité par le média burkinabè Libreinfo.
Le ministre a donné des consignes fermes aux agents chargés du contrôle. En cas d’infraction, l’engin doit être immobilisé. L’usager doit ensuite présenter un casque, avant d’être verbalisé d’une amende de 3.000 francs CFA et orienté vers la Brigade Laabal pour effectuer des travaux d’intérêt commun.
« Nous allons vous faire porter ce casque ! On a assez parlé ! », a insisté le ministre.
Cette nouvelle phase marque, selon les autorités, la fin de la tolérance administrative. « La récréation est terminée », avait également averti Mahamadou Sana, appelant à une application rigoureuse de la loi.
Le gouvernement présente le port du casque comme une mesure de prévention destinée à réduire les décès et les traumatismes liés aux accidents de la circulation.
La campagne de contrôle intervient alors que les autorités burkinabè cherchent à renforcer la discipline et le respect du code de la route.
HO/te/APA





