Des pirates ont tué cinq membres d’équipage à bord du pétrolier MT Honor (ou Honor 25), battant pavillon des Palaos, au large de Bandarbeyla, dans le nord-est de la Somalie.
Cinq marins ont été tués avant que les forces maritimes de l’État somalien du Puntland ne secourent le navire MT Honor et les 17 membres de son équipage. Dans un communiqué publié mardi soir, la police maritime du Puntland (PMPF) a confirmé que le navire avait été libéré lors d’une opération ayant abouti à l’arrestation de 16 pirates somaliens.
« Le navire est désormais en sécurité et sous le contrôle du gouvernement du Puntland. Au cours de l’opération, 16 pirates présumés ont été appréhendés, tandis que les recherches pour localiser les autres membres du groupe se poursuivent », a déclaré la force de sécurité.
Selon la PMPF, les pirates ont tué trois ressortissants pakistanais, un ressortissant indien et un ressortissant du Myanmar. Quatre autres membres d’équipage, dont trois Pakistanais et un Indien, ont été blessés au cours de cette épreuve, a précisé la PMPF.
Retenu depuis le 21 avril, le navire – détourné alors qu’il transportait 18 500 barils de carburant à destination de Mogadiscio, la capitale somalienne – a été libéré lors d’une opération ciblée, après une intervention fondée sur des renseignements qui a permis de déjouer les dispositifs de défense des pirates.
Il s’agit de la deuxième opération de sauvetage réussie menée par les forces maritimes du Puntland en l’espace d’un mois. Le vaste littoral somalien demeure vulnérable à la piraterie, malgré des années de patrouilles navales internationales et d’opérations de lutte contre ce fléau.
Ces décès semblent être les premiers causés par des pirates somaliens depuis plus de dix ans. Ils surviennent dans un contexte de résurgence de la piraterie somalienne, un phénomène que les experts attribuent en partie aux conséquences de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
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