Les autorités éducatives maliennes ont lancé, le 8 janvier 2026, un programme visant à améliorer l’accès et le maintien à l’école de mille filles vulnérables.
Dédié à la scolarisation des filles, le projet lancé ce 8 janvier concerne sept communes de la région de Bougouni et s’inscrit dans les priorités nationales en matière d’éducation.Sa mise en œuvre a été officiellement lancée lors d’une réunion présidée par le directeur national de l’Enseignement fondamental au siège de la Direction nationale de l’enseignement fondamental. Le programme est porté par Lutheran World Relief, avec un financement assuré par Corus International.
Cette initiative intervient dans un contexte où les autorités éducatives maliennes reconnaissent la persistance d’importantes disparités entre filles et garçons dans l’accès à l’enseignement fondamental, en particulier dans les zones rurales.
Le projet vise à lever les obstacles auxquels sont confrontées mille filles vulnérables dans sept communes de la région de Bougouni, en favorisant leur inscription et leur maintien dans l’enseignement fondamental d’ici fin septembre 2026. Il repose sur une approche intégrée associant soutien éducatif et mobilisation des communautés locales.
Selon des données nationales récentes, les filles sont davantage exposées aux abandons scolaires précoces, notamment en raison de facteurs socio-économiques, de normes sociales défavorables et de la charge des travaux domestiques. Dans plusieurs régions du sud du Mali, ces contraintes continuent d’affecter les taux de maintien des filles à l’école au-delà des premières années du cycle fondamental.
La région de Bougouni fait partie des zones où les efforts de scolarisation des filles restent étroitement liés à l’accompagnement des familles et à la mobilisation communautaire autour de l’éducation.
Les responsables du secteur éducatif ont indiqué que cette initiative vient compléter les efforts en cours pour réduire les disparités de genre dans l’accès à l’éducation, dans un contexte où la scolarisation des filles demeure un défi majeur dans plusieurs régions du pays.
Le coût global du projet est estimé à 278 millions 330 933 francs CFA, un financement destiné à soutenir des services éducatifs intégrés visant à renforcer l’inscription scolaire et à réduire les risques de décrochage.
La scolarisation des filles constitue une priorité réaffirmée dans les politiques éducatives nationales, avec des mécanismes institutionnels dédiés au suivi des indicateurs de genre dans le système éducatif. Ces efforts visent à améliorer les taux d’achèvement scolaire et à limiter les inégalités persistantes entre filles et garçons.
Des initiatives similaires ont été mises en œuvre ces dernières années dans d’autres régions du pays, avec des résultats variables selon les contextes locaux et les conditions de mise en œuvre.
Les autorités ont enfin souligné l’importance d’un suivi rigoureux des activités sur le terrain afin de garantir l’atteinte des objectifs fixés dans les délais impartis.
MD/Sf/APA







