La Chine et la République démocratique du Congo ont réaffirmé leur volonté commune de faire de la formation professionnelle et technique un moteur d’accès à l’emploi des jeunes. Cet engagement a été exprimé lors du lancement de la Conférence sino-congolaise sur la formation professionnelle et technique, tenue le lundi 22 décembre à Kinshasa.
La Conférence sino-congolaise sur la formation professionnelle et technique s’est ouverte lundi 22 décembre au Centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale (CCAPAC), à Kinshasa, en présence de plus de mille participants, majoritairement des jeunes. Cette rencontre visait à renforcer les partenariats durables et à promouvoir des approches innovantes pour adapter les compétences des jeunes Congolais aux besoins réels du marché de l’emploi.
Selon le ministre congolais de la Formation professionnelle, Marc Ekila, cette conférence se voulait résolument tournée vers l’action. Il a salué l’exemple chinois, fondé sur des choix stratégiques forts, notamment l’investissement massif dans la formation, la discipline du travail, la technologie et l’industrialisation.
De son côté, l’ambassadeur de la Chine en RDC, Zhao Bin, a souligné que l’objectif de cette coopération est de répondre aux besoins locaux à travers la mise en place d’une plateforme d’amélioration des compétences, afin de permettre à la RDC de former ses propres talents et de renforcer sa capacité de développement national.
Dans le secteur des infrastructures, la coopération sino-congolaise se matérialise par des formations spécialisées dans l’utilisation des engins de chantier, le contrôle de la qualité des travaux d’ingénierie ainsi que l’exploitation et la maintenance des réseaux électriques. Ces initiatives permettent au personnel local de maîtriser les technologies clés nécessaires à la réalisation de projets structurants tels que les routes, les ponts et les réseaux électriques.
En matière de valorisation des ressources naturelles, la Chine concentre ses efforts sur des secteurs compétitifs comme l’exploitation minière, à travers des formations axées sur les normes de sécurité, les techniques d’exploration et la protection de l’environnement, dans l’objectif de créer un développement durable de la filière.
Le volet social n’est pas en reste, avec des formations ciblées dans les domaines de l’agriculture, de la santé et des technologies de l’information, contribuant à améliorer l’employabilité et la qualité de vie des populations. Parallèlement, des experts chinois mènent des activités de vulgarisation des techniques agricoles dans la commune de N’sele, à l’est de Kinshasa.
Présente à la conférence, la Sino-Congolaise des Mines (SICOMINES) a présenté ses réalisations et les opportunités d’emplois offertes dans le cadre de ses activités. La joint-venture minière a indiqué sélectionner chaque année 100 employés congolais étoilés, former environ 4 000 personnes et offrir une aide à près de 2 000 bénéficiaires, tout en générant au moins 7 000 emplois locaux.
À ce jour, SICOMINES a créé 7 832 emplois locaux, dont 2 829 au sein de la société et 5 003 dans les entreprises sous-traitantes. En outre, 2 147 talents professionnels miniers ont été formés dans plusieurs spécialités techniques. L’entreprise consacre également plus d’un million de dollars américains par an à des projets sociaux locaux.
Grâce à l’appui de SICOMINES au secteur de la formation professionnelle, la RDC peut renforcer la coopération entre les écoles et les entreprises, offrant ainsi aux jeunes une expertise de qualité et des perspectives accrues d’entrepreneuriat.
La coopération sino-congolaise couvre plusieurs secteurs clés du développement, notamment les infrastructures, les mines, l’agriculture et la formation professionnelle. La RDC demeure l’une des principales destinations des investissements chinois en Afrique, une dynamique qui illustre la solidité et la continuité du partenariat stratégique entre les deux pays.
DM/Sf/APA







