Le procureur du Faso près le tribunal de grande instance Ouaga II a assuré samedi que la procédure judiciaire suit « son cours normal » dans une affaire de viol aggravé présumé sur une fillette de 9 ans à Ouagadougou, appelant à la retenue face à une « campagne médiatique » sur les réseaux sociaux.
Dans un communiqué, le parquet indique qu’une plainte a été enregistrée le 26 janvier 2026 par le commissariat de police de l’arrondissement 12 pour des faits de viol commis sur une élève de CE2 dans un établissement scolaire de la capitale. Une enquête « circonstanciée » a été immédiatement ouverte.
Les investigations ont permis d’identifier un surveillant de l’école, nommé Sidibé Aly, comme « auteur présumé des faits », selon la même source.
Présenté au parquet le 4 février, le suspect a été poursuivi pour viol aggravé et placé sous mandat de dépôt, en vue de sa comparution devant la chambre criminelle suivant la procédure de flagrant délit.
Le 20 février, la juridiction a ordonné une instruction complémentaire avant dire droit, notamment pour entendre des camarades de la victime. Après plusieurs auditions, le dossier a été reprogrammé au 17 avril, puis renvoyé au 8 mai à la demande de l’avocat de la victime.
Le parquet précise que, lors de ces audiences, les demandes de mise en liberté formulées par l’accusé ont été rejetées par le tribunal.
« Ce dossier judiciaire suit donc son cours normal », a insisté le procureur, affirmant que l’affaire sera conduite à son terme « conformément aux règles de procédure et dans le respect des droits de toutes les parties ».
Le magistrat dit toutefois constater « une campagne médiatique à travers les réseaux sociaux » autour de cette affaire, invitant les parties à la retenue.
« De tels agissements pourraient être perçus comme une forme de pression » sur le tribunal, qui doit rester « à équidistance de toutes les parties », a-t-il averti, rappelant que le procès demeure « le lieu privilégié pour défendre efficacement ses intérêts ».
L’affaire intervient dans un contexte de sensibilité accrue de l’opinion publique aux violences faites aux mineurs au Burkina Faso.
Ho/Sf/APA





