Le ministère ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie a lancé, ce jeudi 17 septembre 2026 à Abidjan, les travaux d’élaboration de la stratégie nationale pour l’hydrogène vert. Cette initiative majeure vise à structurer juridiquement et techniquement cette nouvelle filière, tout en maximisant le fort potentiel énergétique de la Côte d’Ivoire.
Soutenu par l’organisation ouest-africaine WASCAL et le gouvernement fédéral d’Allemagne, le projet d’envergure visant l’élaboration de la stratégie nationale d’hydrogène vert rassemble l’ensemble des forces vives du secteur de l’énergie, de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique ainsi que des partenaires stratégiques.
À l’ouverture des ateliers, Jacob Akoussi, conseiller technique et représentant du ministre des Mines, du pétrole et de l’énergie, a rappelé la nécessité pour le pays de s’adapter aux mutations énergétiques mondiales.
L’hydrogène vert s’impose désormais comme une solution incontournable pour soutenir durablement l’économie nationale.
« Notre ambition est de disposer d’une stratégie qui éclaire les décisions et donne une direction claire à l’action publique comme à l’investissement privé », a affirmé M. Jacob.
Une boussole pour l’investissement public et privé
Cette feuille de route s’intègre rigoureusement dans les lignes directrices du Plan national de développement (PND) 2026-2030 et respecte les engagements climatiques internationaux de la Côte d’Ivoire, a-t-il indiqué.
Pour garantir la viabilité de la filière, la future stratégie devra évaluer les usages prioritaires, planifier les investissements nécessaires, et analyser de près l’accès à une électricité renouvelable compétitive ainsi que la gestion durable des ressources en eau.
Akoussi Jacob, a ainsi appelé à une forte contribution collective du secteur privé et des administrations pour concevoir un document final partagé et applicable par tous. Le succès de cette transition repose également sur l’anticipation des besoins académiques et techniques.
Pour sa part, Arona Diédhiou, conseiller technique représentant le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a souligné que cette dynamique permettra de préparer efficacement le système de formation ivoirien.
« Notre responsabilité est de veiller à ce que notre système d’enseignement supérieur et de recherche soit en mesure d’accompagner les ambitions de notre pays », a déclaré M. Diédhiou. L’objectif est de former la jeunesse aux compétences de demain et d’orienter la recherche scientifique vers les réalités du terrain ivoirien, créant un pont solide entre la science et les politiques publiques.
Un solide appui international et régional
La dimension collaborative de ce projet a été fortement saluée par les partenaires internationaux. Koné Daouda, représentant du secrétaire exécutif de WASCAL, a réitéré l’engagement de l’institution à maintenir une coopération scientifique continue avec la Côte d’Ivoire.
Selon lui, la réussite de la stratégie dépendra de la capacité à connecter la science, les décisions publiques et le secteur financier. Kerstin Annassi, représentante du ministère fédéral allemand de la Recherche, des Technologies et de l’Espace, a mis en avant le potentiel exceptionnel de la Côte d’Ivoire.
Elle a insisté sur l’importance cruciale d’intégrer les compétences locales à chaque étape du processus pour que cette nouvelle stratégie réponde concrètement et efficacement aux besoins des populations ivoiriennes.
AP/Sf/APA





