Le président tunisien met en avant l’ancrage africain du pays lors d’un échange avec le chef de la diplomatie rwandaise.
Le président tunisien Kaïs Saïed a réaffirmé, mercredi au palais de Carthage, l’attachement de la Tunisie à son identité africaine, à l’occasion d’une rencontre avec le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Olivier J.P. Nduhungirehe. Ce dernier était porteur d’un message du président Paul Kagame, selon un communiqué de la présidence tunisienne.
Dans le prolongement de cet entretien, les discussions ont porté sur les défis structurels auxquels font face les sociétés africaines, notamment les conflits prolongés, la pauvreté et les crises alimentaires. Kaïs Saïed a évoqué des situations marquées par des violences persistantes, tout en soulignant le paradoxe d’un continent riche en ressources naturelles mais confronté à des difficultés durables.
Cette lecture s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’avenir du projet panafricain. Le chef de l’État tunisien a rappelé le «rêve inachevé» de l’unité africaine, porté depuis la création de l’Organisation de l’unité africaine ( OUA), estimant que cet objectif reste encore partiellement réalisé malgré les dynamiques d’intégration engagées ces dernières années sur le continent.
Dans cette perspective, Kaïs Saïed a déclaré que «la Tunisie est fière de son identité africaine», tout en appelant à l’émergence d’un «nouvel ordre humain» fondé sur des approches renouvelées. Il a estimé que les cadres actuels montrent leurs limites face aux transformations géopolitiques en cours.
Dans la continuité de cette position, le président tunisien a également évoqué les enjeux internationaux, en soulignant le soutien aux causes qu’il qualifie de justes, notamment la question palestinienne. Cette prise de position s’inscrit dans une volonté affichée de relier les priorités africaines aux débats globaux, dans un contexte de recomposition des équilibres internationaux.
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