La Russie affirme que des armes fournies à l’Ukraine par les États-Unis ont été retrouvées entre les mains des Forces de soutien rapide (FSR), un groupe paramilitaire engagé dans la guerre au Soudan, relançant les accusations de Moscou sur le risque de détournement de l’aide militaire occidentale.
La cheffe de la délégation russe aux négociations de Vienne sur la sécurité militaire et la maîtrise des armements, Yulia Zhdanova, a déclaré devant le Forum pour la coopération en matière de sécurité de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) que les forces gouvernementales soudanaises avaient récupéré des équipements fournis à l’Ukraine par les États-Unis, lors d’une opération menée près de Bara.
Selon la diplomate russe, le matériel comprendrait des lance-grenades automatiques MK19, des armes antichars M72 et des lance-roquettes AT4 de fabrication suédoise. Elle affirme que les marquages figurant sur ces équipements indiqueraient leur transfert aux forces armées ukrainiennes à partir des stocks de l’armée américaine en décembre 2024.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre Moscou et les pays occidentaux au sujet de l’aide militaire apportée à Kiev depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine, en février 2022. Les États-Unis et leurs alliés ont fourni aux forces ukrainiennes des équipements militaires de plusieurs milliards de dollars, notamment des systèmes de défense antiaérienne, de l’artillerie, des véhicules blindés, des missiles et des armes antichars.
Washington et ses partenaires présentent ce soutien comme indispensable à la défense de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine. La Russie dénonce, pour sa part, les risques de détournement de ces équipements vers des réseaux illicites et des groupes armés opérant en dehors du territoire ukrainien.
Les accusations russes soulèvent ainsi la question du suivi des livraisons d’armes occidentales et des risques de prolifération dans des zones de conflit. Toutefois, les éléments avancés par Moscou n’établissent pas, à eux seuls, les circonstances dans lesquelles les armes auraient été transférées au Soudan.
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