Les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) travaillent à l’harmonisation de neuf protocoles de préparation et de riposte aux épidémies, dont Ebola, afin de renforcer la surveillance sanitaire transfrontalière et la coordination régionale.
Les États membres de la CEMAC ont engagé un processus d’harmonisation de neuf protocoles communs de préparation et de riposte aux épidémies, à l’occasion d’un atelier régional organisé du 13 au 15 octobre 2026 à Brazzaville, selon des comptes rendus de la rencontre.
Cette initiative vise à renforcer les capacités des pays d’Afrique centrale à détecter rapidement les menaces sanitaires, à partager les alertes épidémiologiques et à coordonner leurs interventions face aux maladies à potentiel épidémique, notamment la maladie à virus Ebola.
Les protocoles examinés portent notamment sur la surveillance épidémiologique, la gestion des alertes, le contrôle sanitaire aux frontières, le transport des échantillons biologiques, le suivi des contacts et la prise en charge des malades. Ils couvrent également la prévention et le contrôle des infections, les enterrements sécurisés et dignes ainsi que la communication sur les risques et la mobilisation communautaire.
Les travaux s’inscrivent dans la mise en œuvre d’une feuille de route adoptée en juin 2026 par les ministres de la Santé de la CEMAC. Une évaluation menée en juillet a mis en évidence des insuffisances dans la préparation sanitaire aux points d’entrée et aux frontières, avec un niveau évalué à 43 %, inférieur au seuil d’acceptabilité d’environ 70 %, selon les comptes rendus disponibles.
La rencontre réunit les six pays membres de la CEMAC, à savoir le Cameroun, la République centrafricaine, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad. Des délégations de la République démocratique du Congo, du Burundi et de Sao Tomé-et-Principe participent également aux échanges.
Plusieurs partenaires techniques, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Africa CDC, l’UNICEF, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), accompagnent cette initiative.
L’atelier est consacré à la validation technique des protocoles. Leur harmonisation doit contribuer à améliorer la coopération entre les pays, particulièrement dans les zones frontalières, où la circulation des personnes et des biens nécessite une surveillance coordonnée face aux risques de propagation des épidémies.
TE/APA





