La Türkiye a entrepris une médiation entre le gouvernement fédéral somalien et les principaux leaders de l’opposition afin de tenter de résoudre la crise politique provoquée par la prolongation controversée du mandat présidentiel.
Selon des sources diplomatiques, une délégation turque séjourne depuis plusieurs jours à Mogadiscio, où elle a multiplié les consultations avec des responsables de l’opposition ainsi qu’avec le président somalien, Hassan Sheikh Mohamud. Une conférence de presse destinée à présenter les résultats de ces échanges est attendue dans les prochains jours.
La Somalie traverse une nouvelle période d’incertitude politique depuis l’adoption, en mars dernier, de réformes constitutionnelles ayant entraîné une prolongation d’un an du mandat présidentiel. Une décision fermement contestée par l’opposition, qui considère que le mandat du chef de l’État a officiellement pris fin le 15 mai 2026.
Dans le cadre des efforts de médiation, une réunion à huis clos doit se tenir ce mardi avec un groupe restreint de représentants de l’opposition. Cette rencontre est perçue comme une étape décisive avant l’éventuelle tenue de discussions directes entre le président et ses adversaires politiques.
L’initiative turque intervient dans un climat de fortes tensions à Mogadiscio, où de récents affrontements ont ravivé les inquiétudes concernant la stabilité politique et sécuritaire du pays. Ces développements ont également suscité la préoccupation des partenaires internationaux de la Somalie.
À plusieurs reprises, la communauté internationale a appelé les acteurs politiques somaliens à faire preuve de retenue et à privilégier le dialogue ainsi que la recherche d’un consensus pour éviter une aggravation de la crise.
Partenaire militaire, économique et diplomatique de premier plan de la Somalie, Ankara joue depuis plusieurs années un rôle actif dans le soutien aux institutions somaliennes et dans la médiation de crises politiques ou de différends régionaux.
Les récents mouvements militaires observés dans la capitale et les affrontements signalés ces dernières semaines alimentent les inquiétudes d’une population qui redoute une nouvelle dégradation de la fragile stabilité du pays.
MG/as/lb/te/APA




