Apres les Etats-Unis, la France a condamné l’attaque revendiquée par le Polisario contre la ville marocaine d’Es Smara (Sud), survenue lundi 5 mai, et qui a blessé une femme.
Dans un communiqué officiel publié le 7 mai suite à l’attaque contre la ville d’Es Smara, revendiquée par le Polisario, la diplomatie française souligne que ces actes constituent une menace directe pour la stabilité régionale et risquent de compromettre le processus politique soutenu par le Conseil de sécurité des Nations Unies.
La France note que cette escalade intervient à un moment particulièrement sensible, alors que la dynamique diplomatique autour du dossier du Sahara connaît une évolution favorable au plan d’autonomie proposé par le Maroc.
Selon le pays européen, les actions armées et les violations du cessez-le-feu risquent de fragiliser les efforts engagés sous l’égide de l’ONU pour parvenir à une solution politique durable.
Le Quai d’Orsay appelle le Polisario à respecter l’accord de cessez-le-feu ainsi que les résolutions du Conseil de sécurité, notamment la résolution 2797, adoptée le 31 octobre 2025.
Dans son communiqué, Paris souligne aussi l’urgence de mettre fin à ce conflit prolongé, tout en renouvelant son soutien aux efforts de médiation menés dans le cadre des Nations unies.
La diplomatie française considère par ailleurs que l’initiative marocaine d’autonomie sous souveraineté marocaine constitue désormais « la seule base crédible et sérieuse » pour avancer vers un règlement définitif du conflit.
Paris a également demandé à la MINURSO, en coordination avec les autorités marocaines, de «faire toute la lumière» sur les circonstances de cette attaque .
Mercredi, la mission américaine auprès des Nations Unies a condamné elle aussi l’attaque menée près de la prison d’Es-Smara ayant fait une blessée civile, selon une déclaration officielle diffusée à New York.
Cet incident intervient alors que le débat politique américain évolue vers un durcissement du ton à l’égard de la direction du Polisario. Plusieurs élus du Congrès ont introduit des propositions de loi visant à classer ce mouvement comme organisation terroriste, en avançant des éléments liés à des soutiens extérieurs présumés.
Au Sénat, le républicain Ted Cruz a appelé à une réponse «ferme», estimant que cette organisation représente une menace pour la stabilité régionale, ce qui accentue la pression diplomatique sur ses soutiens.
AK/Sf/APA







