Le président nigérien Abdourahamane Tiani a reçu lundi l’ambassadeur du Burkina Faso, porteur d’un message du capitaine Ibrahim Traoré, dans un contexte de consolidation des relations bilatérales et de renforcement de la Confédération des États du Sahel.
Le président de la République du Niger, le général d’armée Abdourahamane Tiani, a accordé, le 7 avril 2026 à Niamey, une audience à l’ambassadeur du Burkina Faso, Abdou Diallo, a rapporté le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP).
Le diplomate burkinabè était porteur d’un message de salutations fraternelles du capitaine Ibrahim Traoré à son homologue nigérien, traduisant la volonté des deux dirigeants de maintenir une coordination étroite dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants.
Selon l’ambassadeur, les échanges ont porté sur les relations d’amitié, de fraternité et de coopération entre les deux pays, jugées « très fortes » depuis l’accession au pouvoir du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) au Niger. Les discussions ont également abordé les moyens de consolider la Confédération des États du Sahel ( AES), cadre stratégique de coopération entre Niamey, Ouagadougou et Bamako.
M. Diallo a par ailleurs indiqué avoir reçu des orientations du chef de l’État nigérien pour la conduite de sa mission diplomatique, s’engageant à œuvrer au renforcement des liens de fraternité entre les deux pays.
L’audience s’est tenue en présence du ministre, directeur de cabinet du président de la République, également porte-parole du gouvernement, ainsi que de l’ambassadeur Illo Adani, conseiller chargé des questions stratégiques et diplomatiques.
Créée en septembre 2023 avec la signature de la Charte du Liptako-Gourma, l’Alliance des États du Sahel (AES) réunit le Mali, le Burkina Faso et le Niger autour d’un objectif commun de défense mutuelle et de préservation de leur souveraineté.
Depuis sa transformation en Confédération en juillet 2024, l’AES a progressivement élargi son périmètre d’action. Initialement centrée sur la sécurité, l’alliance s’est orientée vers une coopération politique, économique et diplomatique plus intégrée, marquée par la mise en place de mécanismes de coordination militaire, l’adoption de positions communes sur la scène internationale et la volonté affirmée de renforcer l’intégration régionale, en dehors du cadre de la Cédéao que les trois pays ont quittée officiellement en janvier 2025.
AC/Sf/APA






