L’Afrique du Sud devrait maintenir un approvisionnement stable en carburant jusqu’à la fin du mois de mai, grâce à l’affrètement de navires par les compagnies pétrolières, malgré la volatilité des prix mondiaux liée au conflit au Moyen-Orient, a indiqué mardi un haut responsable gouvernemental.
Robert Maake, directeur du mécanisme de fixation des prix des carburants au ministère des Ressources minérales et pétrolières d’Afrique du Sud, a indiqué que les échanges quotidiens avec les fournisseurs de carburant ne révélaient aucun risque pour les stocks nationaux.
« Concernant l’approvisionnement, nous sommes en sécurité. Lors de nos réunions avec les compagnies pétrolières, elles ont confirmé le nombre de navires affrétés et leurs livraisons jusqu’à la fin mai », a déclaré M. Maake à l’Agence de presse gouvernementale sud-africaine.
Ces assurances interviennent après les inquiétudes suscitées par des pénuries ponctuelles de carburant signalées avant la récente hausse des prix. Selon M. Maake, ces perturbations temporaires sont vraisemblablement liées à des commandes exceptionnelles passées par des clients commerciaux en anticipation de la hausse des prix, et non à un problème d’approvisionnement systémique.
Sur le plan international, les marchés des carburants restent tendus depuis l’escalade du conflit au Moyen-Orient, qui a provoqué une forte augmentation des prix du pétrole brut. La situation a été aggravée par la faiblesse du rand, faisant grimper le coût des importations pour un pays largement dépendant des livraisons de carburants raffinés.
Le conflit a également durci les conditions du transport maritime et de l’assurance, augmentant les coûts de fret et de surestaries. M. Maake a souligné que cette dynamique internationale continue d’influencer les prix des carburants domestiques, rappelant que la formule de tarification sud-africaine reste fortement liée aux cours mondiaux du pétrole et au taux de change rand-dollar.
Il a ajouté que les composantes locales de cette formule, telles que les marges de gros et de détail, font actuellement l’objet d’un examen dans le cadre d’une refonte plus large du mécanisme de fixation des prix, prévue pour être achevée d’ici mars 2027.
Le gouvernement a déjà appliqué une réduction temporaire de 3 rands sur la taxe générale sur les carburants pour soutenir les consommateurs, tandis que des mesures à long terme restent à l’étude.
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