Le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana, a affirmé que le Burkina Faso enregistre en moyenne 62 accidents de la circulation par jour et une cinquantaine de blessés, tout en saluant les premiers résultats du dispositif de e-verbalisation qui a détecté plus de 1 000 infractions en douze heures de fonctionnement.
Le ministre burkinabé de la Sécurité Mahamadou Sana s’est rendu samedi au Centre de supervision de la vidéoprotection à Ouagadougou, quelques heures après l’entrée en vigueur officielle de la e-verbalisation des infractions routières.
Il a suivi le traitement des infractions, de leur détection par les caméras jusqu’à la validation des dossiers et l’envoi des notifications aux contrevenants.
Selon Mahamadou Sana, le Burkina Faso enregistre en moyenne 62 accidents de la circulation par jour et une cinquantaine de blessés. Il a également fait état de 649 décès constatés sur les lieux des accidents, un bilan qui pourrait être « trois à quatre fois plus élevé » si les personnes décédées après leur évacuation étaient prises en compte.
Le gouvernement mise sur la vidéoverbalisation pour inverser cette tendance. « Si on touche les poches des usagers, on pourra faire fléchir ce phénomène-là », a déclaré le ministre. Il a toutefois assuré que l’objectif n’était pas d’accroître les recettes publiques, mais de protéger les citoyens et de rendre les routes plus sûres.
Une brigade de recherche dédiée à la lutte contre l’insécurité routière
Entre 00 h 00 et 12 h 00, le système a détecté 1 099 infractions au Code de la route. Les principales infractions concernent le non-port de la ceinture de sécurité, le non-respect des feux tricolores, les excès de vitesse et l’usage du téléphone au volant. Cinq contrevenants avaient déjà payé leur amende via la plateforme FASO ARZEKA à la mi-journée.
Les autorités prévoient de multiplier par trois ou quatre le nombre de dispositifs de vidéo-verbalisation à Ouagadougou d’ici 2027, avant une extension progressive aux principales villes du pays.
Le ministre a également annoncé la création prochaine d’une brigade de recherche et d’investigation dédiée à la lutte contre l’insécurité routière. « On va te rechercher, on va te retrouver, tu vas payer l’amende », a-t-il averti.
Selon le ministère de la Sécurité, la e-verbalisation constitue un outil de prévention destiné à renforcer le civisme routier et à réduire durablement le nombre d’accidents sur les routes burkinabè.
HO/ac/Sf/APA







