La Ligue arabe et l’Organisation de la coopération islamique (OCI) ont fermement condamné le projet du Somaliland, région sécessionniste de la Somalie, d’ouvrir une ambassade à Jérusalem, en Israël.
Dans un communiqué publié jeudi, le porte-parole du secrétaire général de la Ligue arabe, Gamal Roshdy, a indiqué que le président somalien, Hassan Cheikh Mohammed, et le secrétaire général de l’organisation, Ahmed Aboul Gheit, avaient échangé sur les évolutions géopolitiques dans la Corne de l’Afrique et sur les inquiétudes liées à l’influence croissante d’Israël dans la région.
Selon M. Roshdy, les discussions ont porté sur la stabilité régionale ainsi que sur une réponse coordonnée face à cette initiative controversée du Somaliland, qui envisagerait l’ouverture d’une représentation diplomatique à Jérusalem. Les deux responsables ont condamné ce projet, estimant qu’il constitue une menace pour le consensus arabe et régional.
« Les discussions ont souligné la nécessité de préserver la souveraineté, la stabilité et l’intégrité territoriale de la Somalie, tout en rejetant toute tentative de porter atteinte à son indépendance », a déclaré le porte-parole.
De son côté, le Secrétariat général de l’OCI a également condamné, mercredi, l’intention du « Somaliland » d’ouvrir une représentation diplomatique à Jérusalem, y voyant un signe du rapprochement entre Israël et cette région séparatiste de la Corne de l’Afrique.
Dans un communiqué, l’OCI a exprimé sa « vive préoccupation » et sa « ferme condamnation » des informations faisant état de ce projet d’ambassade à Jérusalem-Est occupée. L’organisation a dénoncé une initiative constituant, selon elle, un « mépris flagrant de la volonté de la communauté internationale » et une « violation grave des principes de la Charte des Nations Unies et des résolutions pertinentes de l’ONU ».
L’OCI estime également que cette démarche s’inscrit dans les « tentatives illégitimes d’Israël d’obtenir des reconnaissances d’entités non reconnues internationalement, notamment le prétendu Somaliland, afin de consolider sa souveraineté sur la ville occupée de Jérusalem ».
L’organisation a réaffirmé qu’Israël, en tant que puissance occupante, « n’a aucune souveraineté sur Jérusalem-Est (al-Qods), capitale de l’État de Palestine », ajoutant que toute mesure visant à modifier le statut politique, démographique ou géographique de la ville est considérée comme « nulle et non avenue au regard du droit international ».
Le Somaliland, qui a proclamé unilatéralement son indépendance de la Somalie en 1991, cherche depuis plusieurs années à obtenir une reconnaissance internationale, une démarche rejetée par le gouvernement fédéral somalien basé à Mogadiscio.
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