Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a réaffirmé mercredi au maréchal Khalifa Haftar le soutien du Caire à l’unité territoriale et institutionnelle de la Libye, tout en appelant à l’organisation d’élections présidentielle et législatives.
Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a reçu mercredi 19 août en Égypte le commandant en chef de l’Armée nationale libyenne (ANL), Khalifa Haftar, pour des discussions consacrées à la situation politique et sécuritaire libyenne ainsi qu’aux relations bilatérales.
Selon un communiqué de la présidence égyptienne, le chef de l’État a réitéré la position du Caire en faveur de la préservation de « l’unité et de l’intégrité territoriale » de la Libye et de l’unification de ses institutions.
Al-Sissi a notamment insisté sur la nécessité d’organiser des élections présidentielle et législatives dans le cadre d’un processus politique susceptible de consolider durablement la stabilité du pays. L’Égypte, qui partage une longue frontière avec la Libye, considère depuis plusieurs années la stabilisation de son voisin occidental comme un enjeu stratégique, notamment en matière de sécurité et de coopération régionale.
Les deux responsables ont également examiné les perspectives de renforcement des relations entre Le Caire et la Libye dans différents domaines. La rencontre s’est tenue en présence du général Khaled Haftar, chef d’état-major de l’ANL, de Belgacem Haftar, président du Fonds de reconstruction de la Libye, et de Hassan Rashad, chef des services de renseignement égyptiens. Le Caire a assuré vouloir contribuer à créer les conditions nécessaires au développement économique et à la reconstruction du pays.
Khalifa Haftar a, de son côté, salué le rôle de l’Égypte dans les efforts en faveur de la sécurité et de la stabilité régionales. Il a exprimé sa volonté de poursuivre la coordination avec Le Caire pour répondre aux défis communs et soutenir les initiatives destinées à renforcer l’unité, la sécurité et le développement de la Libye.
Cette séquence diplomatique intervient cependant dans un climat sécuritaire fragile. L’assassinat, le 10 août à Benghazi, du chef des renseignements militaires de l’ANL et les récentes attaques de drones contre le complexe pétrolier de Zawiya, dans l’ouest du pays, ont ravivé les inquiétudes sur une nouvelle escalade.
Ces tensions pourraient peser sur les efforts de réunification institutionnelle et sur la relance économique. Elles constituent également un risque pour le secteur pétrolier, principale source de revenus de la Libye, dont la stabilité demeure étroitement dépendante d’un compromis politique et sécuritaire entre les différents centres de pouvoir.
MK/AK/Sf/APA







