L’Egypte a dénoncé « l’agression flagrante » ayant visé un pétrolier appartenant à la compagnie émiratie Adnoc lors de son passage dans le détroit d’Ormuz, selon un communiqué diffusé lundi 4 mai.
Deux drones ont touché dimanche le MV Barakah au nord de Fujairah sans faire de blessé dans l’équipage, selon un communiqué de la société émiratie Adnoc, qui précise que le navire n’était pas chargé.
« Prendre pour cible des navires commerciaux et entraver les voies maritimes internationales constituent une violation flagrante du droit international, qui garantit la liberté de navigation », dénonce un communiqué du ministère égyptien des Affaires étrangères.
Le Caire met en garde que de telles pratiques représentent « une menace sérieuse pour la sécurité et la stabilité de la région, ainsi que pour l’approvisionnement énergétique mondial et la fluidité du commerce international ».
L’Egypte réaffirme sa solidarité totale et son soutien indéfectible aux Emirats arabes unis dans toutes les mesures qu’ils entreprennent pour protéger leur sécurité et leurs intérêts nationaux.
Le Caire souligne son rejet catégorique de tout acte visant à porter atteinte à la sécurité et à la stabilité des pays frères du Golfe arabe.
« La sécurité des Emirats arabes unis fait partie intégrante de la sécurité nationale égyptienne », souligne le communiqué.
Depuis le déclenchement des attaques israélo-américaines sur l’Iran le 28 février, le détroit d’Ormuz est largement paralysé après que l’Iran ait imposé de larges restrictions à son trafic et imposé qu’une autorisation préalable soit fournie.
Les Etats-Unis ont annoncé que le « Projet Liberté » va être activé à partir de lundi pour escorter les navires commerciaux de pays tiers, bloqués depuis deux mois par la fermeture du détroit.
AK/Sf/APA







