Le président Abdel Fattah Al-Sissi et la présidente du Parlement européen Roberta Metsola ont convenu, jeudi à Bruxelles, d’intensifier les échanges parlementaires entre l’Égypte et l’Union européenne. Les deux responsables ont souligné la nécessité d’un dialogue politique soutenu, fondé sur la stabilité régionale et la coopération économique.
Lors de sa rencontre avec la présidente du Parlement européen Roberta Metsola, tenue en marge du sommet Égypte–Union européenne, le 23 octobre à Bruxelles, le président Abdel Fattah Al-Sissi a insisté sur l’importance du dialogue parlementaire égypto-européen. Le Chef de l’Etat égyptien a décrit ce partenariat comme « un pont essentiel entre les peuples des deux rives de la Méditerranée ». La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a pour sa part salué le rôle du Caire, qu’elle a qualifié de « pilier fondamental de la stabilité au Moyen-Orient et au sud de la Méditerranée ».
Les discussions ont porté sur la consolidation de la coopération politique et culturelle entre les deux institutions parlementaires. Les deux dirigeants ont souligné la nécessité de poursuivre la coordination économique et sécuritaire entre l’Égypte et l’Union européenne, dans le prolongement de la coopération stratégique globale annoncée en mars 2024. Ce dialogue renforcé vise à appuyer la mise en œuvre des engagements convenus lors du sommet Égypte–UE et à accélérer la concrétisation des accords de financement de 4 milliards d’euros signés au Caire.
La présidente du Parlement européen a salué la médiation égyptienne ayant permis d’obtenir un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, estimant que cet accord « n’aurait pas été possible sans les efforts personnels du président Al-Sissi ».
Le chef de l’État égyptien a détaillé les initiatives de son pays pour pérenniser le cessez-le-feu, faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire et préparer la conférence internationale sur la reconstruction de Gaza, prévue en novembre au Caire. Metsola a réaffirmé, au nom de l’Union européenne, le soutien à la solution à deux États, en cohérence avec la vision égyptienne d’une stabilité fondée sur le respect des souverainetés nationales.
Les échanges ont également porté sur la migration irrégulière, dossier sur lequel l’Égypte est souvent citée comme un modèle de gestion. Depuis septembre 2016, aucun départ de migrants clandestins n’a été recensé depuis ses côtes. Al-Sissi et Metsola ont convenu de renforcer la coopération à travers la création de programmes d’emploi pour la main-d’œuvre égyptienne qualifiée, la facilitation de la mobilité étudiante et la formation professionnelle dans les pays européens. Ces initiatives, selon les deux parties, doivent contribuer à la stabilité sociale et au développement durable dans les pays d’origine et de transit.
MK/ac/Sf/APA






