Le président égyptien condamne une violation de la souveraineté jordanienne et alerte sur un risque de déstabilisation du Moyen-Orient.
Le président de la République arabe d’Égypte, Abdel Fattah al-Sissi, a exprimé samedi le « plein soutien et la pleine solidarité » du Caire avec la Jordanie, à la suite d’une attaque iranienne sur son territoire. Cet acte, présenté par Téhéran comme une riposte aux frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, a été fermement condamnée par le chef de l’État égyptien, qui y voit une violation de la souveraineté arabe.
Lors d’un entretien téléphonique avec le roi Abdallah II, le président Sissi a réaffirmé le rejet catégorique par l’Égypte de toute « atteinte à la souveraineté, à la sécurité et à la stabilité des États arabes », selon un communiqué relayé par le porte-parole de la présidence, Mohamed El-Shennawy. Il a averti que de telles actions risquent de plonger l’ensemble de la région dans une spirale d’instabilité et de chaos.
Les deux dirigeants ont examiné l’escalade militaire en cours au Moyen-Orient et ses implications sécuritaires. Le président égyptien a insisté sur la nécessité d’un règlement pacifique des crises régionales par le dialogue, soulignant que l’intensification des opérations militaires pourrait avoir des répercussions non seulement régionales, mais également internationales.
De son côté, le souverain jordanien a exprimé sa gratitude pour le soutien du Caire, saluant la solidité des liens fraternels entre les deux pays. Les deux chefs d’État se sont engagés à maintenir une concertation étroite afin de coordonner leurs positions et de renforcer la sécurité régionale face aux développements en cours.
Cet échange intervient après que la Jordanie, aux côtés du Koweït, du Qatar et des Émirats arabes unis, a annoncé avoir intercepté des missiles iraniens samedi. Les Gardiens de la révolution islamique ont déclaré que leur opération se poursuivrait « sans relâche », en représailles aux frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, accentuant les craintes d’un élargissement du conflit.
MK/Sf/APA







