Le gouvernement ivoirien et Ecobank Côte d’Ivoire ont franchi une étape historique ce vendredi. Les deux entités ont signé une convention de partenariat de deux ans, renouvelable par tacite accord. Cet accord vise à structurer, sécuriser et financer les initiatives économiques des Ivoiriens de l’extérieur.
La cérémonie de signature de l’accord Ecobank/Etat ivoirien pour le financement des projets de la Diaspora s’est déroulée entre Adama Dosso, ministre délégué chargé de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, et Paul-Harry Aithnard, directeur général de Ecobank Côte d’Ivoire. Elle s’inscrit en droite ligne du récent Forum de Paris dédié à la diaspora.
Portés par une hausse continue, les flux financiers des Ivoiriens de l’extérieur ont atteint 938,8 milliards de FCFA en 2025 contre 840 milliards en 2024, incitant les autorités à orienter cette dynamique vers l’investissement créateur de valeur.
L’objectif des autorités est désormais de canaliser cette manne financière. Le ministre délégué, Adama Dosso, ambitionne de transformer cette épargne en investissements productifs, générateurs d’emplois et de valeur ajoutée.

À titre de comparaison, le ministre a rappelé que les transferts de fonds représentent 7 à 8 % du PIB au Maroc, et jusqu’à 20 % aux Comores. La diaspora ivoirienne s’impose ainsi comme un levier incontournable du développement national.
Pour lever les barrières géographiques, le groupe bancaire mise sur la transformation technologique. Noé Salé, responsable du business de la diaspora pour la zone francophone chez Ecobank, a précisé les modalités pratiques du dispositif.
Selon Noé Salé, Ecobank propose des services sur-mesure incluant l’ouverture de compte totalement dématérialisée depuis l’application mobile, l’accès à distance aux comptes courants, d’épargne et transferts, ainsi que l’accompagnement par des conseillers dédiés pour guider les investisseurs dans l’achat de terrains ou la création de PME.
Paul-Harry Aithnard a réaffirmé l’engagement panafricain de la banque, implantée dans 34 pays du continent ainsi qu’en France, au Royaume-Uni, aux Émirats arabes unis et en Chine. Selon lui, le retour au pays commence avant tout par des actes financiers concrets plutôt que par des valises.
Au-delà des simples outils bancaires, Ecobank s’engage à fournir des formations financières aux expatriés. Ce suivi permettra de transformer de simples intentions en projets d’entreprise viables, sécurisés et durables.
AP/Sf/APA







