Le Sénégal multiplie les consultations diplomatiques en Afrique de l’Ouest pour consolider la candidature du général Birame Diop à la présidence de la Commission de la Cédéao. Après Freetown et Abidjan, le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Niang, a poursuivi sa tournée à Lomé, où il a été reçu par le président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé.
Après Abidjan et Freetown, la diplomatie sénégalaise a poursuivi sa mobilisation en faveur de la candidature du général Birame Diop à la présidence de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), avec une étape à Lomé où le président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Niang.
Porteur d’un message du président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, le chef de la diplomatie sénégalaise a présenté au dirigeant togolais le candidat retenu par Dakar pour diriger l’organe exécutif de l’organisation régionale.
« Je suis venu en qualité d’émissaire du président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, porteur d’un message personnel à son frère et ami, le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. J’ai également eu l’honneur de présenter au président du Conseil le candidat retenu par le président sénégalais pour l’élection du prochain président de la Commission de la Cédéao », a déclaré Cheikh Niang.
Cette visite s’inscrit dans une vaste offensive diplomatique engagée par Dakar à l’approche des prochaines échéances institutionnelles de la Cédéao.
Quelques heures auparavant, le ministre sénégalais s’était entretenu à Abidjan avec le vice-président ivoirien, Tiémoko Meyliet Koné, en présence du général Birame Diop. À cette occasion, Cheikh Niang avait officiellement notifié aux autorités ivoiriennes la candidature sénégalaise et sollicité leur soutien en vue de sa confirmation lors de la prochaine Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao.
Le diplomate sénégalais avait alors remercié la Côte d’Ivoire pour l’appui apporté à l’obtention par le Sénégal de la présidence de la Commission de l’organisation pour le mandat 2026-2030, tout en plaidant pour un soutien renouvelé à la candidature du général Diop, présenté comme un profil capable de contribuer à la relance de l’institution dans un contexte régional marqué par de multiples défis sécuritaires et politiques.
La séquence diplomatique avait débuté le 6 juin à Freetown, où le président sierra-léonais Julius Maada Bio, président en exercice de la Cédéao, avait reçu une délégation sénégalaise conduite par Cheikh Niang et comprenant également le général Birame Diop.
À l’issue de cette audience, Julius Maada Bio avait réaffirmé son attachement au renforcement des relations entre les deux pays, dans un contexte où la Sierra Léone s’apprête à transmettre la présidence tournante de l’organisation sous-régionale.
Ces consultations interviennent alors que le Sénégal s’apprête à franchir une étape historique au sein de la Cédéao. Lors du sommet d’Abuja de décembre 2025, les chefs d’État avaient désigné Dakar pour prendre la tête de la Commission pour la période 2026-2030, une première depuis la création de l’organisation.
Selon plusieurs observateurs, cette tournée régionale vise à consolider le consensus autour de la candidature du général Birame Diop avant les prochaines réunions des dirigeants ouest-africains. Elle intervient également dans un contexte où le Sénégal pourrait voir son influence renforcée au sein de l’organisation si le président Bassirou Diomaye Faye venait à accéder à la présidence en exercice de la Conférence des chefs d’État, cumulant ainsi la direction politique de la Cédéao avec celle de sa Commission.
À Lomé, Cheikh Niang a salué la disponibilité du président du Conseil togolais et son engagement en faveur de l’intégration régionale.
« Les entretiens reflètent l’excellence des relations entre le Togo et le Sénégal. Les deux pays ont toujours été proches depuis les indépendances », a-t-il déclaré.
Le Togo, comme la Côte d’Ivoire et la Sierra Léone, apparaît ainsi comme l’une des étapes clés des consultations entreprises par Dakar pour sécuriser les soutiens nécessaires à la concrétisation de ses ambitions au sein de l’organisation ouest-africaine.
AC/Sf/APA





