Le gouvernement égyptien table sur une croissance économique comprise entre 4,8% et 5,2% cette année, selon les estimations.
L’Egypte espère atteindre lors de l’année 2026 un taux de croissance compris entre 4,8 % à 5,2 %, une fourchette prudente qui ouvre la voie à une progression maîtrisée s’établissant entre 6,2 % et 6,8 % d’ici 2029/2030, a indiqué mardi 9 juin le ministre de la Planification Ahmed Rostom dans un communiqué.
« Le plan actuel constitue une feuille de route dynamique conçue pour faire face à d’éventuels chocs à l’échelle mondiale. Ce plan intègre plusieurs scénarios géopolitiques, notamment une paralysie temporaire du trafic maritime ainsi que des hausses soudaines des prix de l’énergie et des produits alimentaires », ajoute le ministre en présentant, en séance plénière devant le Sénat, le plan de développement économique et social pour l’exercice 2026/2027, ainsi que le plan à moyen terme (2026/2027 – 2029/2030).
Le ministre s’est engagé à des augmentations de 11 % à 27,6 % des allocations budgétaires consacrées à la santé, à l’éducation, à la recherche scientifique et à l’institution d’Al-Azhar. « Ces secteurs sont totalement exclus des mesures de rationalisation », a-t-il souligné.
Le budget de l’Egypte pour l’année 2025-2026 a été approuvé en mars par le gouvernement avec 3 100 milliards de livres de recettes (+19 %) et 4 600 milliards de livres de dépenses (+18 %), selon un communiqué de presse du cabinet ministériel.
Rostom a également annoncé le lancement de la deuxième phase du système d’assurance maladie universelle dans six nouveaux gouvernorats. Ce dispositif va s’appliquer à plus de 12 millions de citoyens supplémentaires, ce qui portera le nombre total de bénéficiaires des deux phases à 17 millions d’ici 2030.
Le nombre total de bénéficiaires enregistrés dans le système d’assurance maladie universelle atteint environ 5,4 millions de citoyens dans les gouvernorats de la première phase (Port-Saïd, Louxor, Ismaïlia, Sud-Sinaï, Assouan et Suez).
AK/Sf/APA





