Le Burkina Faso et le Burundi ont lancé lundi à Bujumbura la première session de leur Commission mixte de coopération, près de trente ans après la signature d’un accord-cadre entre les deux pays, avec l’objectif de renforcer leurs relations politiques, économiques et culturelles.
Le Burkina Faso et le Burundi ont engagé lundi à Bujumbura un rapprochement diplomatique inédit en ouvrant la première session de leur Commission mixte de coopération, destinée à donner un nouvel élan à des relations bilatérales longtemps peu développées.
Les travaux se déroulent du 10 au 12 août dans la capitale burundaise. Ils interviennent après la rencontre en avril 2026 à Ouagadougou des présidents Ibrahim Traoré et Évariste Ndayishimiye, qui avaient affiché leur volonté d’approfondir la coopération entre leurs deux pays.
Les délégations d’experts sont conduites par Marie-Ancilla Ntakaburimvo, directrice générale chargée de la défense des intérêts du Burundi à l’international, et par Hermann Yirigouin Toé, secrétaire général du ministère burkinabè des Affaires étrangères.
Cette commission mixte est la première organisée depuis la signature d’un accord-cadre de coopération entre les deux États en décembre 1997.
Pour la responsable burundaise, cette session marque une étape importante dans le renforcement des liens d’amitié, de fraternité et de solidarité entre les peuples burkinabè et burundais.
« C’est un tournant décisif dans l’histoire de nos relations bilatérales », a-t-elle déclaré à l’ouverture des travaux, selon un communiqué officiel.
Le chef de la délégation burkinabè a estimé que cette rencontre traduisait l’engagement des deux chefs d’État à faire de la coopération Sud-Sud un levier de développement.
« La géographie nous éloigne peut-être, mais l’histoire, les défis et l’espérance nous rapprochent », a déclaré Hermann Yirigouin Toé.
Les experts doivent examiner plusieurs projets d’accords couvrant l’agriculture, la sécurité alimentaire, la gestion des catastrophes, les investissements, les transports aériens, l’enseignement supérieur, la formation professionnelle, les échanges culturels et la coopération entre les jeunesses des deux pays.
Les textes adoptés par les experts doivent être soumis à la signature des ministres des Affaires étrangères burkinabè et burundais lors de la clôture de la session, prévue le 12 août à Bujumbura.
HO/te/Sf/APA







