Le gouvernement ghanéen a assuré jeudi que l’absence du Ghana de la liste des pays éligibles au visa touristique électronique saoudien ne résulte ni d’une sanction ni d’une détérioration des relations bilatérales, mais d’un choix souverain de Riyad en matière de politique migratoire.
Le ministère ghanéen des Affaires étrangères a démenti jeudi les informations selon lesquelles l’Arabie saoudite aurait inscrit le Ghana sur une liste noire en l’excluant de son programme de visa touristique électronique (e-visa), affirmant qu’il s’agit d’une décision relevant exclusivement de la politique souveraine de Riyad.
Dans un communiqué publié à Accra, le ministère précise que les critères d’éligibilité au programme de e-visa saoudien sont définis uniquement par les autorités saoudiennes et ne traduisent « ni un échec diplomatique ni une omission de politique » de la part du gouvernement ghanéen.
Selon le texte parvenu à APA, le programme de visa électronique de l’Arabie saoudite est actuellement accessible aux ressortissants de 66 pays, principalement des États membres du G20, de l’Union européenne, d’Amérique du Nord et de certaines économies asiatiques à revenu élevé.
Le ministère souligne que le Ghana n’est pas un cas isolé, rappelant que la majorité des pays africains ne figurent pas sur cette liste. À ce jour, seuls l’Afrique du Sud, Maurice et les Seychelles sont éligibles au programme sur le continent, tandis que des pays comme le Nigéria, l’Égypte, le Kenya et le Maroc en sont également exclus.
Les autorités ghanéennes insistent sur le fait que cette exclusion ne signifie ni une interdiction de voyager vers l’Arabie saoudite ni une quelconque mise sur liste noire des citoyens ghanéens.
Le communiqué rappelle que les ressortissants du Ghana peuvent toujours solliciter un visa classique auprès de l’ambassade d’Arabie saoudite à Accra ou par l’intermédiaire d’un centre agréé VFS Tasheer.
Il ajoute que les détenteurs d’un passeport ghanéen disposant d’un visa commercial ou touristique valide déjà utilisé à l’entrée des États-Unis, du Royaume-Uni ou d’un État de l’espace Schengen peuvent, sous réserve de la réglementation saoudienne, obtenir un visa à l’arrivée ou un e-visa, à condition de voyager à bord d’un transporteur saoudien, notamment Saudia ou Flynas.
Le ministère appelle enfin les voyageurs à se fier uniquement aux informations diffusées par les canaux officiels et à ignorer les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux affirmant que « l’Arabie saoudite a placé le Ghana sur liste noire pour le e-visa ».
AC/Sf/APA







