Alors que le secteur pétrolier et gazier africain est en pleine expansion, la Chambre africaine de l’énergie appelle à des investissements inclusifs et à la fin des pratiques discriminatoires, estimant que l’avenir énergétique du continent doit reposer sur la participation des Africains, la valorisation du potentiel local et l’égalité des chances.
La Chambre africaine de l’énergie (AEC) a appelé lundi à un développement énergétique africain fondé sur l’inclusion, la participation locale et la fin de toute discrimination dans l’industrie pétrolière et gazière, estimant que l’avenir du secteur ne peut se construire « sur l’exclusion. »
Dans un communiqué parvenu à APA, l’AEC souligne que, alors que le pétrole et le gaz africains connaissent une phase d’expansion, des restrictions jugées « déraisonnables » et certaines pratiques d’embauche menacent l’emploi, la croissance et la souveraineté économique du continent.
L’organisation plaide pour un environnement favorable aux investissements, reposant sur la clarté réglementaire, l’efficacité des procédures d’autorisation et une application cohérente des lois afin d’attirer capitaux nationaux et étrangers.
L’AEC insiste sur la nécessité de faire de l’énergie africaine un levier au service des Africains, en particulier à travers la création d’emplois et la promotion du contenu local.
Elle relève que le secteur a permis l’émergence de dirigeants et d’entrepreneurs africains dans plusieurs pays producteurs, citant des progrès réalisés grâce à des politiques publiques favorisant l’inclusion et à l’action de régulateurs nationaux.
Toutefois, la Chambre dit rester préoccupée par des pratiques qu’elle qualifie d’excluantes. Elle met en cause Frontier Energy Network, accusée d’écarter des professionnels noirs de ses recrutements, une situation que l’AEC juge « inacceptable » et contraire aux principes d’équité et de partenariat en Afrique.
Elle affirme être prête à engager des actions, y compris un boycott ciblé et légal, contre les institutions qui refuseraient de se conformer à des politiques d’embauche inclusives.
L’organisation appelle également les entreprises de services, investisseurs, organisateurs de conférences et partenaires du secteur à assumer leur responsabilité collective, estimant qu’il n’est pas possible de solliciter licences et soutiens gouvernementaux tout en tolérant l’exclusion.
Elle exhorte enfin les ministres et régulateurs africains participant aux grands rendez-vous du secteur à aligner leurs engagements en faveur du contenu local avec leurs partenariats.
Citant Martin Luther King Jr., l’AEC affirme que « le silence peut être une trahison » et appelle à des engagements clairs pour l’égalité des chances. Selon elle, ignorer le potentiel local compromettrait l’avenir du pétrole et du gaz africains, secteurs jugés essentiels pour réduire la pauvreté énergétique et renforcer la sécurité énergétique mondiale.
ARD/Sf/APA







