Face à l’escalade des tensions entre les États-Unis et Israël contre l’Iran, le gouvernement ivoirien a activé plusieurs leviers de veille, dénombrant jusqu’à 500 ressortissants dans la zone.
Ce mercredi 4 mars 2026, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a fait le point sur la situation des quelque 500 Ivoiriens présents dans la zone de conflit et sur les mesures de protection du pouvoir d’achat face à la crise dans le Moyen-Orient.
Le Conseil des ministres de ce mercredi s’est penché sur l’onde de choc provoquée par le conflit au Moyen-Orient, a rapporté le porte-parole du gouvernement ivoirien. Pour la Côte d’Ivoire, l’enjeu est double : humain et économique.
Le gouvernement a officiellement dénombré environ 200 Ivoiriens en Iran et 300 en Israël. La situation de ces ressortissants est suivie « avec attention » par les services diplomatiques. Selon Amadou Coulibaly, aucun signal d’urgence absolue n’a été émis pour l’heure.
« On n’a pas pour le moment d’alertes particulières. Certains qui sont en Iran ont pu rejoindre la Turquie », a-t-il précisé, réitérant l’engagement de l’État à rester aux côtés de ses citoyens, quelle que soit leur situation géographique.
Outre la sécurité des personnes, l’exécutif ivoirien anticipe les répercussions économiques de cette crise internationale, notamment sur le marché de l’énergie. La fermeture du Détroit d’Ormuz où circulent 20% du pétrole mondial, soit 21 millions de barils jour, a fait grimper les cours du pétrole brut.
Une équipe de veille a été instaurée au sein du ministère ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie. Sa mission est de surveiller suivre la volatilité du prix du baril de pétrole brut afin de procéder à des ajustements si la situation l’impose.
Au niveau du ministère du Commerce, une cellule de vigilance a également été mise sur pied. L’objectif est d’empêcher toute spéculation ou hausse injustifiée des prix des produits de grande consommation par les commerçants, en prétexte de la crise internationale.
En plaçant ses ministères stratégiques en mode « veille », la Côte d’Ivoire tente de se prémunir contre une inflation importée tout en assurant une protection consulaire à ses compatriotes installés au cœur du conflit.
AP/Sf/APA







