Des écrivains nigérians et chinois ont plaidé pour le développement de projets littéraires communs, notamment dans la traduction, les échanges culturels et universitaires, afin de renforcer la compréhension mutuelle entre les deux pays.
Un appel à des projets communs entre écrivains nigérians et chinois pour rapprocher les peuples a été lancé dimanche à Abuja, lors de l’édition d’août du Dialogue de lecture et d’écriture organisé par la section d’Abuja de l’Association des auteurs nigérians (ANA), au Village des écrivains Mamman Vatsa.
Placée sous le thème « L’influence de la littérature sur le progrès humain en Chine et au Nigeria », la rencontre a réuni des écrivains, des étudiants et des passionnés de littérature des deux pays, avec la participation de l’écrivain chinois Zhu Shanpo comme invité d’honneur.
Le président de l’ANA-Abuja, Chukwudi Eze, a présenté la rencontre comme un espace de dialogue entre deux grandes civilisations, estimant que la littérature constitue un puissant vecteur de rapprochement entre les peuples.
« La littérature a toujours été la plus grande archive de l’humanité », a-t-il déclaré, soulignant son rôle dans la préservation de la mémoire, la défense de la diversité et la promotion de la compréhension entre les cultures.
Selon lui, le partenariat entre l’ANA-Abuja et l’ambassade de Chine ouvre des perspectives pour de nouvelles recherches, des échanges littéraires, des projets de traduction et des collaborations durables entre auteurs et lecteurs chinois et nigérians.
De son côté, Zhu Shanpo a appelé les écrivains contemporains des deux pays à multiplier les échanges et à partager leurs expériences afin de consolider les liens culturels sino-nigérians.
L’écrivain chinois a notamment rendu hommage à plusieurs figures majeures de la littérature nigériane, citant Wole Soyinka et Chinua Achebe. Il a rappelé l’influence internationale de leurs œuvres, notamment « Le Monde s’effondre » d’Achebe, très appréciée par les lecteurs et écrivains chinois.
La rencontre a également donné lieu à une table ronde animée par l’écrivain et professeur de communication et d’études culturelles Udenta O. Udenta. Parmi les intervenants figuraient l’écrivain et militant des droits de l’homme Shehu Sani, la professeure Razinat Mohammed et Yuan Jianxing, directeur du Centre culturel chinois au Nigéria.
Pour ce dernier, la littérature offre un moyen de dépasser les différences culturelles à travers le partage des récits et de l’histoire. Il a ainsi encouragé le renforcement des échanges culturels et universitaires ainsi que des initiatives de formation entre les deux pays.
Les participants ont convenu que la multiplication des rencontres entre écrivains chinois et nigérians pourrait favoriser une meilleure connaissance réciproque des patrimoines littéraires et contribuer à consolider les relations entre les deux peuples.
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