Une nouvelle découverte archéologique majeure vient enrichir le patrimoine de l’Égypte. Le ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités a annoncé la mise au jour d’une tombe datant de l’époque romaine dans la région d’Al-Bahnasa, située dans le gouvernorat d’Al Minya.
Une tombe datant de l’époque romaine, renfermant une collection d’objets rares, a été exhumée sur le site d’Al-Bahnasa, dans le gouvernorat de Minya, selon une annonce faite par le ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités le samedi 18 avril.
Cette découverte archéologique a été réalisée par la mission égypto-espagnole affiliée à l’Université de Barcelone, dirigée par Maite Mascort Roca et Esther Pons Mellado. Elle met en lumière des aspects inédits des pratiques funéraires de l’Egypte antique aux époques grecque et romaine.
Les fouilles ont permis de mettre à jour plusieurs momies, dont certaines étaient enveloppées de lin orné de motifs géométriques, ainsi que des cercueils en bois et un ensemble d’objets funéraires inhabituels, parmi lesquels trois langues en or et une langue en cuivre.
Les archéologues ont également relevé des traces de feuilles d’or appliquées sur certaines momies, ce qui laisse supposer des préparatifs funéraires élaborés et des croyances liées à l’au-delà durant cette période.
Le ministre du Tourisme et des Antiquités, Sherif Fathy, s’est félicité de cette découverte soulignant qu’elle s’inscrivait dans « la série des importantes trouvailles archéologiques récemment réalisées dans le gouvernorat de Minya, et qu’elle reflète la richesse et la diversité de la civilisation égyptienne à travers les âges ».
Selon le communiqué, la mission a également découvert un papyrus rare à l’intérieur de l’une des momies. Le document contient un texte tiré du deuxième livre de « L’Iliade », du poète Homère, décrivant les participants à l’expédition grecque contre Troie, connu sous le nom de « Catalogue des vaisseaux ».
« Cette découverte confère au site une dimension à la fois littéraire et historique de grande importance », a expliqué le secrétaire général du Conseil suprême des antiquités, Hesham El-Leithy. Il a ajouté qu’elle ouvrait de nouvelles perspectives sur les pratiques funéraires dans la ville de Bahnasa durant les périodes grecque et romaine.
Les travaux menés à l’est de la tombe ont permis d’ouvrir une tranchée contenant trois pièces construites en calcaire, dont seules des parties limitées subsistent.
Dans la première pièce, les archéologues ont retrouvé une dalle en pierre et une grande jarre contenant des restes humains incinérés appartenant à un adulte, ainsi que les ossements d’un nourrisson et la tête d’un animal appartenant à la famille des félins, le tout enveloppé dans des fragments de tissu.
La deuxième pièce abritait une jarre similaire renfermant les restes incinérés de deux individus, ainsi que les ossements d’un animal de la même espèce.
Au sud du site, des figurines en terre cuite et en bronze ont également été découvertes, notamment des représentations du dieu Harpocrate sous les traits d’un cavalier, ainsi qu’une petite statue de Cupidon.
Cette découverte confirme une nouvelle fois l’importance archéologique de la région de Minya, véritable témoin de la richesse historique de l’Égypte antique.
AK/Sf/APA






