L’avenue Charles-de-Gaulle de Bobo-Dioulasso, deuxième ville du Burkina Faso, porte désormais le nom d’« Avenue Capitaine Ibrahim Traoré », à l’occasion de la Semaine nationale de la culture (SNC), dans une démarche assumée de rupture avec l’héritage colonial.
Le ministre d’État chargé de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, a présidé dimanche à Bobo-Dioulasso la cérémonie officielle de rebaptême de l’avenue 5.02, anciennement « avenue Charles-de-Gaulle », qui prend désormais le nom d’« Avenue Capitaine Ibrahim Traoré ».
La cérémonie s’est tenue dans le cadre de la SNC, coïncidant avec la commémoration du centenaire de la commune de Bobo-Dioulasso, dans la région du Guiriko.
Artère stratégique de la capitale économique burkinabè, cette avenue relie le rond-point « Place de la Nation », à l’ouest, au rond-point « de la Femme », à l’est.
Pour le président de la délégation spéciale (PDS) de Bobo-Dioulasso, Laurent Kontogom, l’initiative s’inscrit dans une logique de décolonisation de l’espace urbain.
« Les dénominations de rues étant le reflet d’une époque et d’une société, il apparaît aujourd’hui nécessaire de repenser cet héritage afin de rompre avec les vestiges du colonialisme », a-t-il déclaré.
Le PDS a également mis en avant la dimension symbolique du choix du nom, soulignant que le capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’État burkinabè, est « un fils de Sya qui a su, à un moment donné de notre histoire, prendre ses responsabilités et sonner l’éveil de conscience ».
À travers ce rebaptême, les autorités communales entendent ancrer davantage les références nationales dans le paysage urbain de Bobo-Dioulasso.
HO/te/Sf/APA






