Une nouvelle ère s’ouvre pour le système électoral ivoirien. Suite à la dissolution de la Commission Électorale Indépendante (CEI) le 6 mai 2026, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a réuni ce lundi les partis politiques et la société civile. Objectif : présenter la feuille de route du gouvernement pour la mise en place d’un nouvel organe électoral.
Le Premier ministre Robert Mambé a tracé les contours d’un mécanisme qui se veut plus moderne et consensuel. Le projet gouvernemental repose sur trois piliers fondamentaux, un organe qui rassure en termes de rigueur matérielle, garantissant la sincérité du comptage des voix et la transparence des résultats.
Il a souligné une confiance accrue en cet organe qui devra permettre de cConsolider la fiabilité de chaque étape clé du processus électoral, et une structure qui affiche une neutralité absolue, assurant un fonctionnement professionnel, légal, transparent et accessible à tous.

« Nous voulons que l’Ivoirien qui se rend au bureau de vote soit davantage sûr que sa voix compte », a insisté Robert Beugré Mambé, rappelant qu’aucun modèle institutionnel n’est figé, évoquant une ouverture pour redynamiser cette instance électorale.
Selon les premières indiscrétions partagées lors de cette séance d’information, le nouvel organe ne sera plus monolithique. La future gouvernance électorale s’articule désormais autour de trois entités distinctes : un organe technique dédié à l’organisation matérielle des scrutins.
Ensuite, ce nouvel organe électoral devrait comprendre un organe de supervision pour garantir l’équité et un organe de recensement des votes. La classe politique ivoirienne se dit attentive, mais dans l’attente du texte final.
La rencontre a réuni les figures majeures de l’échiquier politique national, notamment Cissé Bacongo pour le RHDP, l’ex-Première dame Simone Ehivet (MGC), Pascal Affi N’Guessan (FPI), Charles Blé Goudé (COJEP) et Philippe Ezaley (PDCI-RDA).

Si l’initiative du dialogue a été unanimement saluée, l’opposition attend désormais de voir le texte de loi définitif. Pour Pascal Affi N’Guessan (FPI), « ce sont des innovations. L’opposition fera des propositions pour ajuster celles du gouvernement afin d’aboutir à un organe électoral consensuel. »
De son côté, Charles Blé Goudé (COJEP), a déclaré que « nous avons traversé une période avec un organe décrié […]. Nous attendons maintenant que dans les prochaines semaines, le contenu précis nous soit exposé. »
Philippe Ezaley, vice-président du PDCI-RDA, a laissé entendre que « ce sont des principes qui ont été évoqués » par le Premier ministre, avant d’ajouter « on attend de recevoir la version écrite du nouvel organe pour se prononcer. »
Le gouvernement devrait soumettre très prochainement son projet de loi détaillé afin d’amorcer les négociations législatives.
AP/APA







