Au lendemain de la proclamation des résultats provisoires des élections législatives du 27 décembre 2025, le président du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), Pascal Affi N’Guessan, a livré son analyse d’un scrutin marqué par une domination écrasante du parti au pouvoir et une abstention record.
Le paysage politique ivoirien sort remodelé de ce scrutin. Selon les chiffres de la Commission électorale indépendante (CEI), le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti d’Alassane Ouattara, consolide son hégémonie en raflant 197 sièges sur 255.
Avec une progression de 17,96 % par rapport à la précédente législature, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti présidentiel, s’assure une majorité absolue confortable.
Un scrutin sous le signe de la contestation
Dans une déclaration officielle, Pascal Affi N’Guessan a dressé un portrait sombre du processus électoral. Le leader du FPI a vigoureusement dénoncé un environnement délétère, fustigeant des « actes d’intimidation, des violences », ainsi que des « fraudes massives et une corruption généralisée ».
Pascal Affi N’Guessan a également souligné le « désintérêt des électeurs » aux législatives du 27 décembre 2025, un constat qui fait écho au taux de participation historiquement bas observé dans l’ensemble des circonscriptions.
Derrière le géant RHDP, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) sauve les meubles avec 32 sièges, tandis que les candidats indépendants tirent leur épingle du jeu avec 23 élus. Les autres formations, telles que « Le Buffle », l’UNPR et le FPI, joueront le rôle de figurants avec un seul siège chacune.
Le FPI réduit à un seul siège
Pour le parti à la rose, le bilan est amer. Le FPI ne comptera qu’un seul député au sein de la nouvelle Assemblée nationale : l’élu de la circonscription de Bongouanou sous-préfecture. Malgré ce score marginal, Affi N’Guessan a tenu à saluer la résilience de ses troupes.
« A nos candidates et candidats malheureux, qui n’ont pas démérité, je vous souhaite de garder espoir, car l’avenir nous appartient », a-t-il affirmé, appelant ses partisans à rester fidèles aux idéaux d’humanisme et de démocratie.
Alors que les lampions se sont éteints sur ce scrutin, l’opposition ivoirienne semble plus que jamais à la croisée des chemins, confrontée à une machine électorale du pouvoir qui semble, pour l’heure, sans rivale.
AP/Sf/APA







