Le paysage politique ivoirien connaît un nouveau soubresaut. Ce mardi 12 mai 2026, Assalé Tiémoko Antoine, président du mouvement politique « Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire » (ADCI, opposition), a été convoqué par la justice ivoirienne, au lendemain d’une interdiction de sortie du territoire.
Selon un communiqué du bureau exécutif national de l’ADCI, la Préfecture de police d’Abidjan a informé les conseils de l’ancien député de Tiassalé, Assalé Tiémoko Antoine, de l’arrivée d’une convocation à son nom.
Aussitôt informé, M. Assalé s’est rendu en personne dans les locaux de la Préfecture de police, où le commissaire chargé de l’enquête lui a remis, à 17h30, la convocation en mains propres après signature d’un procès-verbal de réception.
Il ressort de ce document que le président de l’ADCI est invité à se présenter le vendredi 15 mai 2026 à 8h00, au cabinet de Madame la Doyenne des juges d’instruction, en charge du 8ᵉ cabinet d’instruction au Tribunal de Première instance d’Abidjan, dans le cadre d’une affaire le concernant.
Le parti ADCI souligne que cette convocation judiciaire intervient juste après un incident majeur : le lundi 11 mai 2026, Assalé Tiémoko Antoine a été empêché d’embarquer sur un vol à destination du Canada, sans la présentation d’aucun document officiel justifiant cette mesure d’interdiction.
Face à cette situation, le mouvement ADCI appelle ses militants, sympathisants et les citoyens à la sérénité et au calme, tout en restant mobilisés. Le parti exhorte ses bases à poursuivre avec détermination le travail d’implantation, en gardant à l’esprit la pensée de leur leader : « Aucun chemin de fleurs ne conduit à la gloire. »
L’ADCI précise que ce mardi 12 mai, avant même d’avoir connaissance de la convocation, Assalé Tiémoko Antoine avait anticipé en adressant un courrier au Procureur de la République pour demander des « éclaircissements sur son statut juridique » auprès du parquet.
Assalé Tiémoko fait face à des poursuites pour trouble à l’ordre public, une accusation liée à ses récentes prises de position politiques et médiatiques. La justice ivoirienne cherche à déterminer si les déclarations du président de l’ADCI ont activement contribué à fragiliser la paix sociale ou à inciter à la révolte.
AP/Sf/APA







