Ahoua Don Méllo, vice-président du PPA-CI, parti de Laurent Gbagbo, a officiellement annoncé ce jeudi 31 juillet 2025, à Abidjan, sa candidature à l’élection présidentielle ivoirienne du 25 octobre 2025, déterminé à « faire partir Ouatara ».
La déclaration de candidature à la présidentielle ivoirienne de Don Méllo a été faite lors d’une conférence à la Maison de la presse d’Abidjan. Elle fait suite à une note datée du 23 juillet 2025, adressée au président du PPA-CI, dans laquelle il préconisait une « candidature de précaution ».
Pour M. Ahoua Don Méllo sa candidature se veut une candidature de « précaution » à l’élection présidentielle « en complément d’une légitime colère qui entraîne des manifestations démocratiques et afin d’éviter la politique de la chaise vide ».
Selon lui, celle-ci s’inscrit dans la droite ligne de la vision démocratique de l’alternance par les urnes et cela permettrait d’éviter « la politique de la chaise vide et d’enlever toute chance à l’alternance » en Côte d’Ivoire.
Il a fait savoir qu’il offrait sa candidature aux « souverainistes et panafricanistes » du PPA-CI, aux Ivoiriens, à l’Afrique et à sa diaspora, avec pour objectif « de ne pas manquer le train des changements profonds menés par les BRICS et pour réaliser un destin commun avec l’AES, la Cédéao et le continent africain, dans le cadre d’un monde multipolaire ».
Le vice-président du PPA-CI chargé du District des Lacs et de la Promotion du Panafricanisme, Don Mello, a soutenu que la solution pour rendre « éligible » Laurent Gbagbo est politique et ne peut être prise que par le président de la République, Alassane Ouattara.
« J’avais proposé deux ou trois candidatures de précaution, parce que le PPA-CI, lui-même, refuse la politique de la chaise vide. Par rapport à ce refus, nous avons engagé la bataille pour l’inscription du camarade Laurent Gbagbo sur la liste électorale », a rappelé M. Ahoua Don Méllo.
Toutefois, en cas d’éligibilité de Laurent Gbagbo après toutes les luttes démocratiques menées, ces candidatures de précaution deviennent « caduques ». Néanmoins, « la sagesse demande qu’il y ait des candidatures de précaution, parce qu’on ne sait jamais », a-t-il insisté.
« À quelques mois des élections, si nous ne prenons aucune précaution, nous risquons de répéter 2020. Or 2020 n’a pas enlevé Ouattara du pouvoir, 2020 n’a pas permis de changer de régime, 2020 n’a pas permis d’arrêter l’humiliation de Laurent Gbagbo », a-t-il poursuivi.
Par ailleurs, il a assuré que son choix est bien « pensé, non pas pour être complice de Ouattara, mais pour le faire partir du pouvoir ». Pour lui, si « trahir la lutte, c’est d’enlever Ouattara, il préfère une telle trahison parce qu’en 2020, cette lutte a été menée sans résultat ».
« Je ne souhaite pas que 2025 soit 2020 bis. Nous devons aller à cette élection. Il faut convaincre les électeurs, il faut convaincre tous nos leaders pour dire que nous pouvons ensemble mener cette lutte et la gagner », a souligné M. Ahoua Don Mello.
Il a affirmé être « toujours Gbagbo », soulignant que les idées de ce dernier ont fleuri en chacun d’eux, mais aussi en Afrique et guident aujourd’hui les grands débats à travers le monde.
Le candidat a assuré que les discussions restent toujours en cours avec le PPA-CI afin d’éviter toute forme de « contradiction », précisant qu’à ce stade, sa position reste cohérente avec celle du PPA-CI dans le cadre de sa candidature.
AP/Sf/APA





