Les ministres des six pays membres de l’Autorité du bassin de la Volta (ABV) se sont réunis vendredi à Bamako pour leur première session ordinaire depuis 2019. La rencontre doit notamment permettre d’examiner les difficultés financières de l’organisation et son programme de travail pour les prochaines années.
Le Conseil des ministres de l’Autorité du bassin de la Volta a tenu, vendredi 16 octobre, à Bamako, sa huitième session ordinaire, après sept ans d’interruption des réunions statutaires.
L’organisation regroupe le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali et le Togo autour de la gestion concertée des ressources en eau du bassin. Les travaux ministériels ont été précédés, du 12 au 15 octobre, d’une réunion des experts des six États membres.
Les dossiers soumis aux ministres portent notamment sur le bilan des activités menées depuis 2019, les rapports d’audit externe, le renforcement des capacités institutionnelles ainsi que le projet de plan de travail pour la période 2027-2028.
Finances
L’un des principaux dossiers à l’ordre du jour concerne la situation financière de l’ABV. Son directeur exécutif, Robert Y. Dessouassi, a fait état de tensions de trésorerie liées au faible niveau des contributions annuelles des États au budget de fonctionnement et aux retards de paiement.
Selon lui, ces difficultés ont entraîné la démission d’une dizaine d’agents et alourdi la charge de travail du personnel restant. L’organisation poursuit néanmoins plusieurs programmes portant notamment sur la prévention des inondations et des sécheresses, la protection des écosystèmes et la gestion transfrontalière des ressources en eau.
Créée en 2007, l’ABV intervient sur un bassin d’environ 398 390 km². Les ressources de ce bassin contribuent aux activités agricoles, à l’élevage, à la pêche, à l’approvisionnement en eau et à la production d’énergie au bénéfice de près de 35 millions de personnes dans les six États membres.
MD/te/APA





