Les ressources mobilisées par le FEM, avec la BAD, au bénéfice du Libéria, devraient permettre de réduire de 50 tonnes l’utilisation du mercure dans les mines d’or et améliorer les conditions de vie de 20 000 personnes, souligne la note parvenue ce mercredi à APA.
Le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) vient d’approuver un projet ambitieux visant à réduire drastiquement la pollution au mercure dans le secteur de l’exploitation artisanale et à petite échelle des mines d’or au Libéria.
D’un montant global de plus de 32 millions de dollars, cette initiative bénéficie d’un financement de 7,67 millions de dollars du FEM, complété par un cofinancement indicatif de 24,57 millions de dollars du Groupe de la Banque africaine de développement.
Selon le communiqué parvenu ce mercredi à APA, le projet a été élaboré par l’Agence libérienne de protection de l’environnement (EPA) en partenariat avec la Banque africaine de développement. Il marque l’adhésion du Libéria au programme planetGOLD, qui a déjà accompagné plus de vingt pays dans la réduction de l’utilisation du mercure.
Sur une période de cinq ans, le projet prévoit de réduire l’utilisation du mercure de 50 tonnes, de restaurer 10 000 hectares de terres dégradées et de diminuer les émissions de CO2 de 148 000 tonnes.
Quelque 20 000 personnes, dont 12 000 femmes, devraient voir leurs conditions de travail et leurs moyens de subsistance s’améliorer.
« En traitant la pollution au mercure à la source, le pays protège ses mineurs, ses rivières et ses forêts, tout en bâtissant un secteur minier plus propre et plus prospère », a déclaré Emmanuel K. Urey Yarkpawolo, directeur exécutif de l’EPA du Libéria.
Une approche globale
Le projet combine réforme politique, technologies propres, formalisation du secteur et engagement communautaire. Il s’inscrit dans le cadre des engagements du Libéria au titre de la Convention de Minamata sur le mercure et contribue aux Objectifs de développement durable.
Anthony Nyong, directeur du changement climatique et de la croissance verte au sein du Groupe de la Banque, a souligné que cette initiative démontre qu’il est possible de concilier développement économique et protection de l’environnement.
La contamination au mercure liée à l’exploitation minière aurifère représente actuellement un danger majeur pour la santé humaine, les ressources en eau et les écosystèmes du Libéria.
Le caractère largement informel de ce secteur a également contribué à la déforestation et à la perte de biodiversité dans le pays.
ARD/Sf/APA







