De Dakar à Abuja, en passant par Accra, Abidjan et Bamako, l’actualité ouest-africaine parcourue jeudi à APA est marquée par des dénonciations de mauvaise gouvernance, des tensions politiques, des fraudes économiques et des drames humains.
Au Sénégal, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a vertement critiqué les dysfonctionnements observés dans plusieurs structures publiques. Lors du Conseil des ministres tenu mercredi, il a dénoncé, selon Le Soleil, des « manquements graves à la gouvernance », contraires aux principes de transparence et de bonne gestion. Ces pratiques, qualifiées de « récurrentes », nuisent à la performance du service public.
Dans le même pays, Le Quotidien rapporte que la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) a obtenu mardi une délibération pour 1 026 hectares de terres de la part du Conseil municipal de Mbane. Cette décision, fruit d’un long processus, coïncide avec la récente visite du chef de l’État sur le site de la CSS à Richard-Toll, où il a promis un appui étatique pour renforcer la souveraineté nationale dans le secteur sucrier.
Au Nigéria, Punch rapporte que le président Bola Tinubu a mis en place mercredi un comité de crise chargé de restaurer une paix durable dans l’État de Benue, théâtre d’un massacre ayant fait environ 200 morts vendredi dernier dans la communauté de Yelewata (zone de Guma). Parallèlement, des centaines de ressortissants ghanéens ont manifesté devant le Haut-commissariat du Nigéria à Abuja. Ils exigent justice face à ce qu’ils qualifient de « harcèlement systématique » par la police nigériane et la Commission des crimes économiques et financiers.
Au Ghana, Graphic révèle que l’ambassade du pays aux États-Unis aurait perdu près de 4,8 millions de dollars par an à cause de fraudes internes. Le ministre des Affaires étrangères Samuel Okudzeto Ablakwa a demandé l’ouverture d’une enquête médico-légale contre Fred Kwarteng, un responsable informatique limogé de la mission diplomatique à Washington.
Au Bénin, La Nation signale une légère hausse de 0,2 % de l’indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) au mois de mai. Cette progression est principalement liée à la flambée des prix du logement et des combustibles, selon l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Instad).
En Côte d’Ivoire, Fraternité Matin informe que Joël N’Guessan, ancien ministre des Droits de l’Homme et ex-porte-parole du RHDP, a été interpellé et placé en garde à vue à Abidjan. Il avait, la veille, affirmé dans une tribune que l’exclusion de certains acteurs politiques risquait de provoquer une crise nationale.
Enfin, au Mali, Le Matin revient sur le cinquième anniversaire du M5-RFP, né des contestations contre le régime d’Ibrahim Boubacar Keïta. Le journal évoque la « mort brutale » du mouvement, né d’un désir de préserver la démocratie face à une tentative de transmission dynastique du pouvoir. Mais aujourd’hui, estime Le Matin, la démocratie malienne n’a jamais été autant menacée.
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