Le Zimbabwe a augmenté mercredi ses prix des carburants de 27 %, invoquant l’impact du conflit en cours au Moyen-Orient sur les marchés pétroliers mondiaux.
L’Autorité de régulation de l’énergie du Zimbabwe (ZERA) a annoncé que le prix de l’essence s’élève désormais à 2,17 dollars le litre, contre 1,71 dollar américain en début de mois, tandis que celui du diesel est passé de 1,77 à 2,05 dollars.
Les autorités ont indiqué que ces ajustements s’inscrivent dans le cadre de révisions régulières visant à garantir l’approvisionnement des secteurs essentiels tels que les mines, l’agriculture et les transports.
« Le gouvernement prend des mesures concrètes pour garantir l’accès au carburant importé à toutes les stations-service, en particulier celles situées dans les régions les plus reculées du pays », a déclaré la ZERA.
Elle a ajouté que le gouvernement travaille avec les négociants en pétrole afin de sécuriser des voies d’approvisionnement alternatives non affectées par le conflit, tout en assurant la population que les réserves restent suffisantes pour plus de trois mois.
Les autorités se sont également engagées à maintenir les prix du diesel en dessous des cours du marché afin de soutenir les industries dépendantes de ce carburant. Cette hausse, la deuxième en quelques semaines, témoigne des pressions croissantes exercées sur l’économie zimbabwéenne par la flambée des prix mondiaux du pétrole.
La guerre opposant les États-Unis et Israël à l’Iran a perturbé les voies maritimes et exacerbé l’instabilité au Moyen-Orient, entraînant une augmentation des coûts à l’échelle mondiale.
Selon les analystes, ce conflit a mis à rude épreuve les chaînes d’approvisionnement et contraint les pays dépendants des importations à ajuster fréquemment leurs prix pour éviter les pénuries.
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