Les autorités tunisiennes annoncent le passage à la phase de réalisation de plusieurs projets d’infrastructures majeurs pour 2026, mais les modalités de financement et les calendriers d’exécution restent largement imprécis.
Les autorités tunisiennes ont affirmé que l’année 2026 marquerait l’entrée dans une phase de réalisation de plusieurs projets d’infrastructures structurants, notamment dans les transports ferroviaires et aériens, selon des déclarations officielles relayées par la presse locale.
Les projets évoqués concernent notamment un train à grande vitesse reliant le nord et le sud du pays, un corridor ferroviaire à haute performance, l’extension de l’aéroport international de Tunis-Carthage ainsi que la création d’infrastructures portuaires et logistiques.
Cette orientation s’inscrit dans le cadre du plan de développement 2026-2030 et intervient après plusieurs années durant lesquelles ces projets ont été régulièrement évoqués dans les plans gouvernementaux sans passer au stade opérationnel. Les autorités présentent désormais cette étape comme le début d’une phase de concrétisation destinée à moderniser les infrastructures nationales et à soutenir la croissance économique.
Dans les déclarations officielles, le président Kaïs Saïed a appelé à accélérer la mise en œuvre de ces projets afin de transformer les plans en réalisations concrètes. Un conseil ministériel restreint consacré aux grands projets d’infrastructures aurait ainsi donné comme instruction d’accélérer les procédures administratives et techniques afin de lever les obstacles à leur lancement.
Parmi les initiatives mises en avant figure un projet de train à grande vitesse accompagné d’un corridor ferroviaire reliant plusieurs régions du pays et visant à renforcer la continuité territoriale du nord au sud. Le tracé envisagé prévoit notamment des connexions avec les principaux pôles urbains et des infrastructures logistiques. Toutefois, aucun calendrier détaillé de réalisation ni estimation officielle du coût global de ce projet ferroviaire n’a été précisé à ce stade.
Le seul projet pour lequel un montant est mentionné concerne l’extension de l’aéroport international de Tunis-Carthage. Selon les autorités, le programme d’investissement inscrit dans le budget de l’Office de l’aviation civile et des aéroports pour 2026 prévoit une enveloppe estimée à environ 3 milliards de dinars (près de 900 millions d’euros) afin de porter la capacité d’accueil de l’aéroport de 5 millions à 18,5 millions de passagers par an d’ici 2031. Les autorités ont par ailleurs indiqué que le projet de construction d’un nouvel aéroport a été abandonné au profit de cette extension.
MK/AK/Sf/APA







