Un atelier de sensibilisation s’est tenu ce jeudi 6 janvier 2026 à Abidjan pour aider les PME à s’approprier les 40 % de parts de marché qui leur sont légalement réservées au niveau des marchés publics en Côte d’Ivoire.
Le défi de la croissance inclusive passe par une commande publique plus accessible. C’est le message fort porté par le Comité de concertation État/Secteur privé (CCESP), lors de l’atelier organisé ce jeudi 6 janvier 2026 sur les berges de la lagune Ebrié.
En collaboration avec la Direction générale des marchés publics (DGMP), cette rencontre visait à lever les barrières informatives et techniques qui freinent encore les entrepreneurs locaux. Et ce, afin de permettre aux PME de capter les 40 % réglementaires de parts de marchés publics.
Bien que le nouveau Code des marchés publics attribue un quota de 40 % aux Petites et moyennes entreprises (PME), la réalité du terrain montre un décalage. Cette séance a permis d’identifier et de lever les facteurs bloquants.
« C’est un atelier dédié aux PME qui ont droit à 40 % des marchés publics, mais qui, malheureusement, n’arrivent pas à capter ces parts du fait que leur perception sur la commande publique reste mitigée », a déploré Mariam Fofana Fadiga, secrétaire exécutive du CCESP.
Pour le gouvernement, l’enjeu est de réduire cette « asymétrie d’information » afin de faire du secteur privé le véritable moteur de l’économie ivoirienne. Les secteurs du BTP, de la bijouterie, du textile et de la mode étaient particulièrement représentés pour cette session de mise à niveau.
L’atelier a permis de décortiquer les nouvelles dispositions du Code des marchés publics, mais aussi de familiariser les participants avec le SIGOMA (Système informatique de gestion des opérations de marchés de l’administration).
Reine Dagbo Quilliard, directrice de la composante 2 du projet ProREI (Promotion des réformes économiques et investissements), a souligné que cet espace de dialogue est crucial pour bâtir un secteur privé « plus fort, plus structuré et plus compétitif ».
Une attention particulière est également portée sur l’inclusion, notamment pour favoriser l’accès des femmes entrepreneures aux opportunités d’affaires. La maîtrise des outils digitaux reste en effet l’un des principaux obstacles pour les petites structures.
De son côté, la Direction générale des marchés publics (DGMP) a réitéré son engagement à simplifier les procédures. Pour Paul Brou Yao, directeur de la formation à la DGMP, cet atelier garantit une meilleure compréhension des mesures de facilitation prises par l’État ivoirien.
En clôturant les travaux, Fofana Fadiga a exhorté les participants à devenir des ambassadeurs auprès de leurs confrères, afin que les réformes de la commande publique profitent à l’ensemble du tissu économique national.
AP/Sf/APA







