La Commission sous-régionale des pêches (CSRP) a engagé un processus d’harmonisation des législations nationales de ses États membres avec les nouveaux instruments juridiques adoptés en 2025 pour renforcer la gouvernance des pêches et lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).
La démarche entreprise par la CSRP, pour l’harmonisation des législations nationales de gouvernance de la pêche, fait suite à la signature et à l’adoption, en 2025, de la Convention sur le suivi, le contrôle et la surveillance (SCS), de son protocole ainsi que du Statut de l’observateur des pêches par les États membres de la CSRP.
Elle s’inscrit dans les priorités du Plan stratégique 2025-2029 de la Commission, notamment son Axe 1 consacré à l’harmonisation des politiques et son Axe 3 portant sur la lutte contre la pêche INN.
Dans ce cadre, la CSRP a conduit, avec l’appui financier de l’Union européenne à travers le projet AGIR-INN, une étude destinée à analyser la compatibilité des instruments juridiques nationaux avec le nouveau cadre sous-régional.
Présentée vendredi au Secrétariat permanent de la CSRP par la juriste en droit de la mer Marième Diagne Talla, l’étude identifie les principales convergences entre les législations nationales et les instruments sous-régionaux, tout en formulant des recommandations pour renforcer leur cohérence.
Parmi les propositions figurent la pérennisation du financement du système de suivi, de contrôle et de surveillance, l’interconnexion des données ainsi que l’harmonisation du statut des observateurs des pêches en mer.
Les conclusions de cette étude doivent servir de référence aux États membres dans la révision et l’actualisation de leurs textes nationaux, avec pour objectif de consolider une gouvernance commune et plus efficace des ressources halieutiques dans la sous-région.
TE/Sf/APA





