Afreximbank et FCI organiseront conjointement, les 15 et 16 avril 2026 à Kampala (Ouganda), la Conférence régionale africaine sur l’affacturage, le financement des créances et l’assurance-crédit, rapporte une note parvenue ce mardi à APA.
L’affacturage (ou factoring en anglais) est une technique de financement par laquelle une entreprise cède ses factures clients à un organisme spécialisé, appelé « factor », en échange d’un paiement immédiat.
Concrètement, au lieu d’attendre 30, 60 ou 90 jours que ses clients règlent leurs factures, l’entreprise les vend au factor, qui lui avance la quasi-totalité du montant immédiatement (généralement entre 80 % et 90 %). Le factor se charge ensuite de recouvrer lui-même les paiements auprès des clients et de reverser le solde à l’entreprise une fois les sommes encaissées, déduction faite de ses frais.
Ce mécanisme est particulièrement utile pour les PME qui ont besoin de liquidités rapidement afin de payer leurs fournisseurs et salariés, ou de financer leur croissance — sans avoir à attendre ou à contracter un prêt bancaire classique.
En somme, l’affacturage transforme des créances futures en trésorerie immédiatement disponible, ce qui explique pourquoi il est présenté dans ce communiqué comme un outil clé pour le développement du commerce en Afrique.
Placée sous le thème « Au-delà des prêts traditionnels : l’essor continu de l’affacturage et du financement de la chaîne d’approvisionnement en Afrique », la conférence réunira des représentants d’institutions financières, d’institutions de financement du développement, d’assureurs, de régulateurs et d’organismes gouvernementaux venus de l’ensemble du continent et d’ailleurs.
Les discussions porteront sur le développement des marchés, les cadres juridiques et réglementaires, la numérisation, ainsi que les solutions durables de financement des créances. Ces outils sont jugés essentiels pour combler le déficit de financement du commerce, notamment pour les PME, et stimuler les échanges intra-africains dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
« L’affacturage n’est pas seulement une alternative, c’est une nécessité pour les entreprises africaines qui ont besoin de liquidités immédiates pour rester compétitives », a déclaré Mme Kanayo Awani, vice-présidente exécutive d’Afreximbank.
De son côté, Mme Betül Kurtuluş, secrétaire générale adjointe de FCI, a souligné l’importance d’un « dialogue concret entre les acteurs du marché, les régulateurs et les institutions ».
ARD/te/Sf/APA







