La Commission nigériane de régulation de l’électricité (NERC) a rapporté que les sociétés de distribution d’électricité (DisCos) ont affiché des résultats contrastés en février 2026. Avec une baisse estimée à 8 milliards de nairas par rapport à la facturation de janvier.
Malgré une amélioration de certains indicateurs d’efficacité, la progression dans la distribution d’électricité au Nigéria ne s’est pas traduite par une hausse des revenus, mettant en évidence des fragilités persistantes dans le modèle commercial du secteur.
Dans sa dernière note d’information publiée mardi, la NERC souligne que les performances en matière de facturation, de recouvrement et d’encaissement se sont améliorées par rapport à janvier 2026. Toutefois, les montants effectivement facturés et encaissés ont reculé d’environ 8,1 milliards de Nairas, alimentant les inquiétudes sur la liquidité globale du secteur électrique nigérian.
D’après le rapport diffusé sur le compte X officiel de la commission, la valeur totale de l’énergie reçue par les 11 DisCos s’est élevée à 277,09 milliards de nairas en février, en hausse de 17,64 % par rapport aux 235,53 milliards enregistrés en janvier.
Malgré cette augmentation, les DisCos n’ont facturé que 242,29 milliards de nairas, soit une baisse de 9,66 % comparée aux 268,08 milliards estimés le mois précédent. Cette situation met en lumière des insuffisances persistantes dans la mesure de l’énergie consommée et l’identification des clients.
L’efficacité de la facturation s’est néanmoins améliorée, atteignant 87,44 %, contre 79,72 % en janvier, ce qui traduit une meilleure conversion de l’énergie distribuée en factures, en dépit du recul du volume global facturé.
Sur le plan des recettes, les encaissements totaux se sont établis à 196,68 milliards de nairas en février, en baisse de 3,94 % par rapport au mois précédent. Toutefois, l’efficacité du recouvrement a progressé à 81,17 %, soit une hausse de 4,84 points de pourcentage, indiquant une amélioration dans la transformation des factures en paiements effectifs.
La NERC note également une progression du recouvrement tarifaire, avec un revenu moyen de 100,27 nairas par kilowattheure, en hausse de 16,64 % sur un mois. Cette évolution a contribué à porter l’efficacité globale du recouvrement à 80,67 %, soit une augmentation de 11,51 points.
Le rapport précise que le tarif moyen autorisé s’établissait à 124,30 nairas/kWh, révélant un écart persistant entre les coûts réels de l’électricité et les montants effectivement recouvrés.
Selon les médias locaux, cette situation illustre une contradiction durable dans le secteur énergétique nigérian : les gains d’efficacité opérationnelle ne se traduisent pas encore par une stabilité financière. La NERC avertit que ces difficultés pourraient perdurer sans une extension du comptage, une amélioration de l’approvisionnement en électricité, un renforcement de la lutte contre le vol d’énergie et une meilleure adaptation des tarifs au pouvoir d’achat des consommateurs.
GIK/fss/te/Sf/APA







