Le Conseil national de Transition (CNT) du Mali a adopté jeudi le projet de loi de finances rectificative pour 2026, portant les dépenses de l’État à 3 993,319 milliards FCFA, contre 3 578,2 milliards FCFA initialement prévus, soit une hausse de 11,6 %.
Les recettes budgétaires sont désormais estimées à 3 372,895 milliards FCFA, en progression de 10,3 %. Cette révision porte le déficit prévisionnel à 620,425 milliards FCFA, contre 520,425 milliards FCFA dans la loi de finances initiale, soit une augmentation de 100 milliards FCFA.
Les nouvelles recettes attendues reposent notamment sur l’amélioration du produit de la taxe ad valorem et les contributions destinées aux fonds miniers constitués en comptes spéciaux du Trésor.
Adopté en Conseil des ministres le 3 juillet, le texte a été approuvé jeudi par le CNT avec 121 voix favorables. Il intègre également des dépenses supplémentaires liées à la sécurisation du territoire et à une subvention exceptionnelle accordée à la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT).
Santé
La révision budgétaire prévoit notamment le financement, sur ressources nationales, d’un programme de construction et de modernisation de 15 infrastructures sanitaires à travers le pays.
Le programme comprend la transformation des centres de santé de référence des six communes de Bamako en hôpitaux de district modernes, ainsi que la construction de deux hôpitaux de district à Kangaba et à Bla.
Sept hôpitaux régionaux sont également concernés, dans les localités de Koulikoro, San, Koutiala, Bougouni, Dioïla, Nioro et Bandiagara.
Ces projets s’inscrivent dans le cadre du programme de modernisation des infrastructures sanitaires engagé par les autorités maliennes. Toutefois, aucun montant global spécifiquement affecté à ces quinze établissements ni calendrier détaillé d’achèvement n’a été communiqué lors de la séance du CNT.
Contrôle budgétaire
Dans le cadre du suivi de l’exécution des finances publiques, la Commission des finances a recommandé au gouvernement d’informer sans délai le Parlement de toute ouverture de crédits supplémentaires par décrets d’avance et de soumettre ces mesures à ratification dès l’ouverture de la session parlementaire suivante.
Elle a également préconisé la publication périodique, par la Direction générale de l’administration des biens de l’État, d’un état des ressources issues de la cession des bâtiments publics.
Cette révision intervient alors que le projet de loi de finances 2027 prévoit des recettes de 3 866,635 milliards FCFA et des dépenses de 4 462,646 milliards FCFA, pour un déficit prévisionnel de 596,011 milliards FCFA.
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