La Banque centrale de Libye (BCL) a dénoncé l’intrusion d’un groupe de personnes non identifiées à son siège à Tripoli, survenue le 22 octobre 2026.
Cet incident s’est produit quelques heures seulement après l’annonce par la présidence du Parlement de l’Est libyen de l’acceptation de la démission du gouverneur de la banque, Naji Issa.
La BCL a annoncé dans un communiqué qu’une force non identifiée avait pénétré de force dans ses locaux à Tripoli et violé l’inviolabilité du bureau du gouverneur en son absence.
L’institution a fermement condamné cet acte, qualifié de violation des règles administratives, et a pointé du doigt la responsabilité du ministère de la Défense, chargé d’assurer la protection et la sécurité du bâtiment.
La Banque centrale a tenu l’ensemble des parties ayant participé ou contribué à cet incident pour pleinement responsables des conséquences qui pourraient en découler.
La Banque centrale a également affirmé décliner toute responsabilité concernant les mesures ou les actes qui auraient résulté de cette intrusion. Elle a, par ailleurs, réaffirmé son droit d’engager les procédures judiciaires nécessaires pour protéger son siège, ses bureaux et ses documents, ainsi que pour demander des comptes aux personnes responsables de cet incident.
Plus tôt dans la journée, le Parlement libyen, basé dans l’Est, a annoncé avoir accepté « sur le principe » la démission de Naji Issa. Ce dernier avait initialement présenté sa démission en août 2026 pour des raisons qualifiées de « sensibles », mais le Parlement l’avait rejetée à ce moment-là.
À la suite de cette acceptation tardive, le Parlement a nommé Fawzi Musbah Abukhzam comme gouverneur par intérim.
Ce nouvel incident illustre la fragilité persistante des institutions souveraines libyennes et intervient au lendemain d’une autre tentative d’assaut menée par des hommes masqués contre l’agence de supervision financière à Tripoli, une action également condamnée par la mission des Nations unies en Libye (Manul).
AK/Sf/APA





