La Libya Energy & Economic Summit (LEES) s’est imposé comme la principale plateforme d’investissement en amont en Libye, débloquant régulièrement des accords de plusieurs milliards de dollars dans les secteurs du pétrole, du gaz et des énergies renouvelables depuis son lancement à Tripoli en 2021.
Le sommet Libya Energy & Economic Summit (LEES) est devenu un mécanisme essentiel pour transformer les dynamiques politiques en projets énergétiques bancables.
L’édition 2027 du LEES s’inscrit dans cette continuité, en développant les investissements libyens dans les hydrocarbures, les énergies renouvelables et les infrastructures, tout en renforçant la participation internationale à la suite du niveau record d’activité enregistré en 2026.
En 2026, la quatrième édition du LEES a permis de conclure l’accord le plus important à ce jour dans l’amont pétrolier : un avenant de 20 milliards de dollars sur 25 ans à la concession de Waha, conclu entre la Compagnie nationale de pétrole libyenne (NOC), TotalEnergies et ConocoPhillips.
Cet accord vise une augmentation de la production à 850 000 barils par jour grâce à la remise en état d’actifs matures, notamment North Zella et NC-98, entièrement financée par des capitaux étrangers dans le cadre d’un programme de récupération améliorée et de modernisation des infrastructures.
Lors du LEES 2026, le président de la NOC, Masoud Suleman, a signé un protocole d’accord avec Chevron afin d’évaluer les opportunités d’exploration pétrolière et gazière, le développement de gisements et les initiatives de récupération améliorée. Cette coopération a ensuite été élargie à l’évaluation des ressources non conventionnelles dans les bassins de Syrte, de Murzuq et de Ghadamès.
M. Suleman a également supervisé la signature d’une lettre d’intention entre NAGECO, filiale de la NOC, et TGS, visant à développer des programmes d’acquisition sismique multi-clients et à produire des données de subsurface à haute résolution pour appuyer les futurs appels d’offres et forages d’exploration.
Au niveau gouvernemental, le ministre du Pétrole et du Gaz, le Dr Khalifa Abdulsadek, a officialisé un protocole de coopération pétrolière entre la Libye et l’Égypte. Ce texte vise à renforcer la collaboration technique, le développement des infrastructures et le renforcement des capacités dans les secteurs pétrolier, gazier et minier.
Au cours du sommet, le Conseil libyen du pétrole, du gaz et des énergies renouvelables a signé un partenariat stratégique avec Business France, axé sur le développement de la participation du secteur privé et le soutien aux PME libyennes.
L’édition 2024 du LEES a également servi de plateforme pour faire progresser les projets en cours, notamment le projet solaire photovoltaïque de Sadada (500 MW), mené par TotalEnergies en partenariat avec la Compagnie générale d’électricité de Libye (GECOL) et annoncé lors du sommet inaugural de 2021.
Ce projet demeure un pilier de la stratégie libyenne en matière d’énergies renouvelables, contribuant à la stabilisation du réseau et à sa diversification, en réduisant la dépendance au pétrole, en partenariat avec l’Autorité libyenne des énergies renouvelables.
Au-delà du solaire, l’année 2024 a également marqué la réouverture du marché amont international de la Libye avec le lancement d’un appel d’offres national, suscitant l’intérêt de grands acteurs tels qu’Eni, Repsol et BGN Energy.
Parmi les autres résultats figurent des discussions exploratoires sur une interconnexion sous-marine entre Malte et la Libye pour les énergies renouvelables. Cette interconnexion vise à évaluer le potentiel d’échanges d’électricité transméditerranéens et les opportunités d’exportation à long terme, renforçant ainsi la position de la Libye comme exportateur d’hydrocarbures et futur pôle énergétique régional.
La première édition du LEES en 2021 avait marqué la réintégration de la Libye dans les flux d’investissements énergétiques mondiaux après une longue interruption. Elle avait notamment été marquée par l’annonce d’un partenariat entre TotalEnergies et GECOL pour la construction d’une centrale solaire de 500 mégawatts, ainsi que par des initiatives de réduction du torchage de gaz dans les champs pétrolifères de l’ouest du pays.
Des accords liés aux infrastructures, notamment la modernisation de la zone franche de Misrata, ont favorisé le développement logistique et les capacités d’exportation. Les premières discussions entre ConocoPhillips, Hess Corporation et d’autres opérateurs internationaux ont jeté les bases des efforts de réhabilitation du secteur amont et de la vague d’investissements qui a suivi lors des éditions ultérieures du sommet.
« Le LEES est devenu la plateforme incontournable pour transformer le potentiel énergétique de la Libye en opportunités d’investissement structurées et bancables dans les secteurs des hydrocarbures et des énergies renouvelables », déclare James Chester, PDG d’Energy Capital & Power.
« L’édition 2027 s’appuiera sur cette dynamique en accélérant davantage les flux de capitaux internationaux et en développant des partenariats sectoriels à long terme », a-t-il ajouté.
Selon le rapport diffusé par le groupe APO pour le compte d’Energy Capital & Power, le LEES 2027 offre une plateforme de choix pour les partenariats, l’innovation et la croissance du secteur.
GIK/fss/te/Sf/APA







