Les entreprises minières publiques seront au cœur de la Semaine minière africaine (AMW) 2026, qui accueillera le Forum des entreprises minières nationales africaines.
Un forum est prévu lors de l’AMW 2026 entre les entreprises minières publiques, pour examiner leur rôle croissant dans le développement des minéraux critiques et l’accélération de leur transformation locale sur le continent.
Prévu du 14 au 16 octobre au Cap, la Semaine minière africaine (AMW) réunira des entreprises minières nationales, des responsables gouvernementaux et des investisseurs internationaux. L’Afrique entend ainsi placer ses entreprises publiques au centre de sa stratégie de développement du secteur minier.
Face à la concurrence mondiale pour les minéraux critiques, les gouvernements africains transforment progressivement leurs entreprises minières nationales, les faisant évoluer d’actionnaires publics passifs vers des développeurs de projets capables de mobiliser des investissements, de piloter l’exploration et de soutenir la valorisation des ressources.
Cette dynamique s’inscrit dans la volonté du continent de mieux exploiter un potentiel minier estimé à 8 500 milliards de dollars, représentant environ 30 % des réserves mondiales de minéraux critiques, tout en réduisant sa dépendance aux exportations de matières premières.
En Afrique de l’Ouest, le Libéria accélère la création d’une compagnie minière nationale pour valoriser son potentiel en minerai de fer et en minéraux critiques. En Guinée, la Nimba Mining Company s’inscrit dans la stratégie Simandou 2040, destinée à maximiser la valeur du minerai de fer et de la bauxite. Le Mali a, de son côté, renforcé la Société de patrimoine minier du Mali afin de soutenir le développement de l’or et du lithium.
En Afrique de l’Est, la nouvelle compagnie minière nationale de l’Ouganda détiendra jusqu’à 15 % des participations dans les projets industriels, parallèlement à l’expansion de la production de terres rares, de graphite et d’or.
En République démocratique du Congo (RDC), les autorités poursuivent le renforcement du rôle de la Gécamines et de l’Entreprise générale du cobalt afin d’accroître la valeur ajoutée du cobalt et d’autres minéraux critiques.
L’Afrique australe accélère également le développement minier sous l’impulsion de l’État. La Zambie s’appuie sur ZCCM Investments Holdings pour attirer des investissements stratégiques et vise une production de trois millions de tonnes de cuivre par an d’ici 2031. Au Zimbabwe, Kuvimba Mining House poursuit l’expansion de ses actifs dans l’or, le lithium et le nickel, en soutien aux objectifs nationaux de valorisation des ressources.
Les organisateurs de l’AMW estiment que ce forum offrira aux investisseurs un accès direct aux institutions qui jouent un rôle de plus en plus déterminant dans la politique minière et le développement des projets sur le continent.
Les discussions porteront notamment sur la structuration des partenariats d’investissement, la mobilisation des capitaux, le renforcement de la coopération régionale et l’accélération de la création de valeur ajoutée dans le secteur minier africain.
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