Le Ghana a annoncé qu’il se retirait du Sommet Africa Energies, prévu à Londres en mai, en raison de la discrimination et de l’exclusion des professionnels africains dans les discussions sur l’avenir énergétique du continent.
L’Energy Chamber Ghana souligne que la décision de boycotter le Sommet Africa Energies reflète la frustration croissante du secteur africain face aux pratiques discriminatoires et à la marginalisation dans les événements internationaux. Elle suit des initiatives similaires, notamment le boycott du sommet par le Mozambique et les ministres de l’Organisation des producteurs africains de pétrole.
Joshua B. Narh, président exécutif de l’Energy Chamber Ghana, a déclaré : « Le Ghana n’est pas un simple spectateur dans l’histoire énergétique de l’Afrique. Tant que les plateformes ne garantiront pas transparence et inclusion, il est responsable de reconsidérer notre participation. »
Le pays, qui renforce actuellement sa production pétrolière et développe ses infrastructures gazières, cherche à attirer des investissements locaux et régionaux. Selon la Chambre, les événements internationaux doivent refléter l’expertise africaine, plutôt que de l’exclure des décisions et des rôles clés.
Le boycott ghanéen marque un signal fort : pour que l’Afrique contrôle réellement ses ressources et son avenir énergétique, les plateformes internationales doivent placer les acteurs africains au centre du débat.
TE/Sf/APA







