L’industriel nigérian et président du groupe Dangote, Alhaji Aliko Dangote, a plaidé pour une augmentation de la production locale et un renforcement de l’intégration verticale, étapes cruciales pour positionner le Nigéria comme le principal pôle manufacturier d’Afrique. Il a insisté sur la nécessité pour le pays de réduire sa dépendance aux importations afin de parvenir à une croissance industrielle durable.
S’exprimant lors d’une discussion informelle au petit-déjeuner du Lagos Business School Breakfast Club, M. Dangote a souligné l’importance de l’intégration verticale et de la production locale pour stimuler une croissance industrielle durable.
« Si le Nigéria souhaite véritablement devenir un pôle manufacturier, nous devons produire davantage localement et réduire notre dépendance aux importations », a-t-il déclaré. « L’intégration verticale demeure un pilier essentiel pour des industries compétitives ».
Il a également mis en lumière les opportunités offertes par la Zone de
libre-échange continentale africaine (ZLECAf), tout en insistant sur
l’importance de l’efficacité et de la compétitivité.
« La ZLECAf donne aux entreprises nigérianes accès à un vaste marché
continental, mais seules celles qui seront efficaces et compétitives
en termes de coûts en tireront profit », a ajouté M. Dangote.
L’événement s’est ouvert sur une présentation des perspectives
économiques du Nigéria à l’horizon 2026, animée par M. Bismarck
Rewane, directeur général de Financial Derivatives Company. Ce dernier
a analysé les tendances macroéconomiques, les indicateurs de politique
économique et la dynamique du marché, éléments essentiels aux
stratégies de croissance à long terme.
M. Rewane a souligné que « l’expansion industrielle du Nigéria
dépendra largement de l’adéquation entre la stabilité macroéconomique
et des politiques favorisant la productivité, l’investissement et la
confiance du secteur privé ».
Les participants ont ensuite pris part à une séance de questions-réponses interactive portant sur des sujets tels que la résilience des chaînes d’approvisionnement, l’innovation et la croissance tirée par le secteur privé. Les discussions ont mis en évidence la nécessité d’une meilleure harmonisation des politiques, du développement des infrastructures et des investissements afin de libérer le potentiel industriel du Nigéria.
Commentant la séance, le professeur Ajai a déclaré que l’innovation et
le développement des compétences joueraient un rôle déterminant dans
la compétitivité du Nigéria.
« La technologie, l’innovation et le capital humain vont déterminer si
le Nigéria est un leader des secteurs manufacturier et des services en
Afrique », a-t-il affirmé. Mardi, les médias locaux ont rapporté,
citant un communiqué des organisateurs, que l’événement s’était tenu
sous le thème « Défis et opportunités pour faire du Nigéria un pôle
manufacturier et de services de premier plan en Afrique ».
Selon ces mêmes médias, en organisant des discussions essentielles sur
l’avenir économique du Nigéria, le Breakfast Club réaffirme la mission
de l’établissement : former des dirigeants responsables, capables de
façonner une croissance durable sur le continent.
L’événement, toujours selon ces médias, a bénéficié du soutien de First Bank of Nigeria, Optimus Bank, Cowry Asset Management Limited et Afrinvest Limited. « Ces partenaires sont déterminés à promouvoir la
formation des cadres et à favoriser un environnement commercial
dynamique en Afrique », ont-ils déclaré.
GIK/fss/Sf/APA







